Economie de la plaisance et du nautisme

Lundi 10 février 2014 1 10 /02 /Fév /2014 09:57
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Les projets urbains conduits sur la rive droite de la Garonne, à Bordeaux, pourraient pousser le chantier Lagoon à s'agrandir ailleurs.

 

En forte croissance, le leader mondial des catamarans de croisière, filiale du group Bénéteau, poursuit un développement à succès et s'attaque désormais à un nouveau marché fort prometteur, celui des yachts catamarans à moteur. Ce dans le cadre de la stratégie du groupe Bénéteau de se positionner rapidement comme le leader mondial du motonautisme, le moteur représentant 80% du marché mondial du nautisme !

 

Dans ce cadre, le chantier CNB-Lagoon, situé quai de Brazza, à Bordeaux, sur la rive droite de la Garonne a besoin de place !

 

Le chantier est l'un des poids lourds de l'économie bordelaise. Le site de 11 hectares emploie en effet 550 salariés, pour un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros, exporté à près de 80%.

 

En 2008, juste avant la crise, le chantier avait déjà présenté un plan d'agrandissement de son usine, située dans une zone industrielle. La crise a repoussé ce projet qui revient aujourd'hui sur le devant de la scène, du fait du dynamisme des ventes du chantier. 

 

Las, entretemps, les choses ont changé du côté de la mairie de Bordeaux qui envisage de créer un nouveau quartier urbain, quai de Brazza : en bref, des habitations plutôt que de l'industrie... 

 

L'enjeu est de taille aussi bien pour CNB-Lagoon que pour la CUB : l'agrandissement du chantier, par rachat d'une partie du site Soferti, pourrait lui permettre d'employer jusqu'à 900 salariés, pour un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros, ce qui représenterait l'une des plus grosses usines de construction de bateaux de plaisance au monde.

 

Autant dire que la balle est dans le camp des politiques qui devront rapidement se positionner, car les terrains industriels ne manquent pas le long de l'estuaire de la Garonne. 

 

Industrie, je t'aime moi non plus : peut-être faut-il trouver là aussi, l'une des causes de la désindustrialisation de notre pays ?

 

=> autres articles sur CNB-Lagoon
=> toute l'économie du nautisme, sur ActuNautique.com

 

 

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Mardi 4 février 2014 2 04 /02 /Fév /2014 12:35
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Le constructeur français de bateaux de plaisance anticipe un retour aux profits, grâce à la reprise du marché mondial du nautisme, et à l'explosion de ses ventes en Amérique du Nord. 

 

L'avenir de la filière nautique française passe plus que jamais par l'export, comme le montre bien la dernière note d'information financière publiée jeudi dernier par le groupe Bénéteau, l'une des leaders mondiaux du marché des bateaux de plaisance.

 

Dans cette note d'information, le groupe basé en Vendée (85), anticipe un retour de la croissance et des profits, sur un marché mondial du nautisme en augmentation de 3%.

 

Optimiste, le groupe français compte d'ailleurs surperformer le marché, pariant sur une croissance de 6% de son chiffre d'affaires lié au nautisme à 662 millions d'euros (le groupe est également présent dans l'habitat), pour un profit de 15 millions d'euros, l'exercice 2013 s'étant conclu, rappelons-le, par une légère perte de 1.3 million.

 

Ce retournement de situation, le groupe français le doit à la réussite d'une stratégie ambitieuse, qui vise à le hisser à la première place mondiale dans le motonautisme, à l'instar de celle qu'il occupe depuis toujours dans la voile.

 

Une stratégie qui s'est matérialisée par une gamme de produits fortement renouvelée, 30 modèles sur 110 au catalogue ont moins de 4 ans, et par un véritable boum commercial en Amérique du Nord.

 

Car si le groupe compte sur une relative stabilité des marchés émergents en 2014 et un recul de l'Europe d'environ 5%, l'Amérique du Nord représente pour lui un véritable Eldorado, avec une croissance de ce marché attendue à 10% !!

 

beneteau-perspectives-financieres-2014.JPG

 

Un marché sur lequel le groupe est en train de réussir, en toute discrétion, une entrée fracassante, entrée d'autant plus méritoire qu'elle s'est opérée en toute discrétion, durant la période de crise. Si l'Amérique du Nord dégageait un chiffre d'affaires de 38 millions d'euros pour le groupe en 2009-2010 dans la voile et le moteur, ce chiffre devrait s'établir à... 145 millions en 2013-2014 !! Une croissance qui vient notamment du motonautisme, passé sur cette même période de 1 à 70 millions, la voile ne déméritant pas non plus !!

 

En parallèle à l'Amérique du Nord, les Pays émergents devraient contribuer au chiffre d'affaires de Bénéteau à hauteur de 95 millions, en progression de 10% en fin d'année.

 

Dans ce contexte, le profil des ventes du groupe se mondialise, comme nous l'indiquait récemment Bruno Cathelinais, président du directoire de Bénéteau, dans une interview publiée dans nos colonnes (lire l'interview de Bruno Cathelinais sur ActuNautique.com), le poids de l'Europe passant de 56 à 52% en un an, quand l'Amérique du Nord passe elle de 17 à 22% !!

 

Parmi les points notables communiqués par Bénéteau, il faut souligner un fait important, pourtant peu relayé, à savoir "la modernisation et l’extension de capacité des outils industriels du groupe", une phrase sybilline qui cache une stratégie consistant à compléter son offre actuelle par l'intégration de deux nouvelles marques dans le motonautisme, intégration qui aura lieu par croissance externe.

 

Une stratégie qui ne lasse pas de faire parler, sur les pontons...

 

=> suivre l'actualité de Bénéteau sur ActuNautique.com
=> toute l'actualité économique du nautisme

 

bruno cathelinais beneteau 1 Interview exclusive 

Le Groupe Bénéteau en Quête De Deux Nouvelles Marques (lire)
carla-demaria.JPG Interview Vidéo

Monte Carlo MC5, Un Yacht À Fly de Moins De 20 Mètres
dieter-gust.JPG Interview Vidéo

Bénéteau - Une Crise, Ce Sont Aussi Des Opportunités À Saisir

 

 

N. Venance

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Mardi 4 février 2014 2 04 /02 /Fév /2014 07:39
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Un mouvement de grève vient d'être lancé à l'appel de l'intersyndicale.

 

En difficulté, le constructeur italien de yachts Ferretti, propriété du groupe chinois Weichai, par ailleurs propriétaire des moteurs marins Baudouin, a annoncé le 23 janvier dernier, à l'occasion d'une réunion extraordinaire, la fermeture de son site historique de Forli, et la mise en oeuvre d'un plan de restructuration au terme duquel 50 emplois seront supprimés.

 

Après un premier temps de flottement, pendant lequel les syndicats pensaient pouvoir faire revenir la direction sur sa décision, il s'avère que celle-ci a confirmé début février cette fermeture, déclenchant un mouvement de grève de 4h00, ce jour, sur les différents sites du groupe, Forli, La Spezia, Cattolica, Ancona, Mondolfo, Sarnico, à l'appel des syndicats illea-CGIL, FILCA-CISL-UIL Feneal.

 

Propriétaire de marques prestigieuses telles Ferretti, Pershing, Itama, Bertram, Riva, Mochi Craft, et CRN, le groupe Ferretti traverse de grosses difficultés depuis le début de la crise de 2008. Sa reprise par un conglomérat chinois lui a pour le moment permis d'éviter le pire, mais il semble que désormais, l'heure du redimensionnement ait sonné.

 

Le site de Forli, qui emploie 200 salariés, est spécialisé dans la constructions de petites et moyennes unités en composite, le segment le plus touché actuellement par la chute du marché.

 

Sur les 200 salariés du chantier, 200 seraient redéployés sur d'autres usines du grope et 50 licenciés. En 2013, le groupe Ferretti a accusé une perte de 35 millions d'euros. La restructuration présentée doit permettre à terme de faire économiser 5 millions d'euros par an à la société.

 

=> autres articles sur Ferretti
=> toute l'actauluté économique du yachting et du nautisme
=> toute l'actualité du yachting 

 

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Vendredi 31 janvier 2014 5 31 /01 /Jan /2014 11:16
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Sunreef 60

 

Verbatim d'un professionnel du nautisme, qui constate la forte progression du marché polonais, dans le domaine de la plaisance.

 

"Effectivement, en Pologne, la situation du nautisme est florissante. alors que la situation stagne en Europe du fait de la crise. Les Polonais sont en plein boum, qu'il s'agisse des chantiers, des constructeurs, et des équipementiers, que des investissements liés aux ports de plaisance et à l'accueil des plaisanciers. La pratique de la plaisance se développe très fortement en Pologne, sur la Baltique, mais aussi sur les lacs et sur les rivières. On voit apparaître de nouveaux constructeurs, de nouveaux opérateurs. C'est très étonnant à observer ! Le marché polonais de la plaisance et du nautisme recèle vraiment un très fort potentiel".

 

photo - Sunreef, le meilleur exemple du succès des constructeurs polonais de bateaux de plaisance


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Mercredi 29 janvier 2014 3 29 /01 /Jan /2014 06:00
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La Cour Internationale de Justice (CIJ) de la Haye, vient de clore un litige qui remontait à... la guerre du Pacifique, conflit déclenché en 1879 et qui a pris fin en 1884 !!

 

C'est lundi 27 janvier que le président de la CIJ a prononcé le jugement qui doit permettre au Pérou et au Chili de mettre fin au différend maritime qui empoisonne leurs relations bilatérales depuis... près d'un siècle !!

 

Un conflit qui remonte à la Guerre du Pacifique, ou Guerre du Salpêtre, guerre qui n'a pas laissé beaucoup de traces en Europe, mais qui opposa Pérou, Chili et Bolivie pendant près de 5 ans, et qui fit perdre à la Bolivie son accès à la mer et au Pérou sa province de Tarapaca, devenues depuis lors provinces chiliennes.

 

Depuis le 19ème siècle, le Pérou a toujours considéré que le problème de la frontière maritime entre les deux états n'avait pas été réglé, au grand dam du Chili qui faisait lui référence à des traités signés en 1952 et 1954 entre les deux pays.

 

L'enjeu de ce différend portait sur l'exploitation de 67000 km2 d'espace maritime.

 

Si la décision de la CIJ est commentée comme étant équilibrée, il faut toutefois remarquer qu'elle semble légèrement pencher en faveur du Pérou, le tracé frontalier opéré par la justice internationale respectant les tracés chiliens, mais limitant de facto leur portée en mer, ce qui revient à octroyer au Pérou un espace maritime supplémentaire de 50 000 km2 !

 

Au terme de ce jugement, les deux pays ont souligné son caractère historique et se sont engagés à le respecter, même si la position chilienne dénote une déception certaine.

 

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Lundi 27 janvier 2014 1 27 /01 /Jan /2014 09:16
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Le constructeur allemand de paquebots Meyer Werft ne cache plus ses intentions de nouer une alliance stratégique en Europe, afin de lutter contre la concurrence asiatique.

 

L'affaire fait grand bruit en Allemagne, depuis que Bernard Meyer, patron éponyme du chantier naval allemand, spécialisé dans la construction de paquebots mais aussi de navires de commerce, a déclaré devant ses collaborateurs qu'il était temps pour son chantier de nouer une alliance en Europe.

 

Ce afin de faire face à la concurrence asiatique dans le domaine de la construction de paquebots, face à la baisse du marché de la construction de navires de commerce.

 

Dans ce contexte, le chantier allemand, qui peut compter sur sa bonne situation économique, peut envisager de se tourner vers 3 cibles potentielles : STX Finlande, STX France et Fincantieri.

 

A priori, la mauvaise situation économique de STX Finlande, en ferait la proie idéale pour l'Allemand, qui pourrait compter sur une capacité de production restructurée, proche de la mer et surtout apte à construire les navires les plus grands.

 

Un rapprochement avec le Français STX France ou l'Italien Fincantieri, serait à priori plus étonnant, du fait principalement de cultures d'entreprises diamétralement opposées, la "culture" syndicale française ou italienne et l'interventionnisme politique omniprésent, étant à cent lieues de la culture hanséatique caractérisant l'Allemand.

 

Dans tous les cas de figure, le syndicat IG Metall a tenu à mettre les points sur les i, en précisant qu'un rapprochement avec un autre acteur européen, ne devait pas se faire au détriment de l'emploi en Allemagne.

 

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