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Defi Kite 2014 - une journée exceptionnelle à Gruissan -

Defi Kite 2014 - photo - Biancotto

Defi Kite 2014 - photo - Biancotto

C'est sous un ciel estival que tous les passionnés de kitesurf venus participer, ou tout simplement assister au Défi Kite, se sont retrouvés ce matin, pour échanger sur la journée du 23, tout simplement exceptionnelle !

 

Cette météo radieuse mais peu propice à l'action aurait pu entamer l'enthousiasme général, mais ça n'a pas été le cas. La pause a finalement laissé le temps nécessaire pour le récit. Dans le sud, on ne prend pas à la légère la transmission par la parole quitte à y joindre le geste. Il faut bien admettre que ce qui s'est passé hier en fin d'après-midi sur la plage des Chalets fut tout simplement exceptionnel. En conséquence, personne ne s'est privé pour y revenir avec force détails.

Marie Desandre-Navarre (Victorieuse à l’issue de la première manche du Defi Kite 2014), a ainsi déclaré sur ActuNautique.com : « Le vent est monté très rapidement. Je me suis tout de suite aperçue que j'étais surtoilée, mais j'arrive tout de même à prendre un départ correct. Ca se complique au fond du parcours avec les vagues, les embruns. Je ne vois rien et suis juste le point jaune qui est devant moi. Je tombe trois fois, je perds ma planche, je rétrograde d'au moins 15 places. A un moment, je me demande même si la manche n'est pas annulée. Je me remotive, je ne lâche rien, je remonte et ne m'aperçois qu'à la fin que je suis la première femme. Nous avons rencontré des conditions dantesques, je suis vraiment contente de l'avoir fait. Ce fut un vrai défi car le plan d'eau était terriblement compliqué à gérer »;

Alex Caizergues (Vainqueur de la première manche du Defi Kite 2014) : « Je me mets à l'eau avec mon foil et mon proto de speed en 4 mètres. Je sens vite que le vent est hyper irrégulier et que je manque de contrôle. J'essaye de faire des bords rapides et je me prends deux crashs. Je sais que ça ne va pas le faire avec ce matériel. Je reviens au bord, je prends ma planche de speed-crossing que je connais parfaitement et une aile de 6.5. Je rejoins la ligne seulement dix minutes avant le départ mais je sais que je suis à l'aise avec un choix d'équipement adapté à la situation. J'ai un peu de chance au départ où une rafale me fait accélérer, je ralentis pour ne pas percuter le bateau lièvre, je passe juste derrière lui. Je vois Nicolas et Maxime qui sont sous mon vent, un peu devant. Le plan d'eau se complique au niveau de l'étang mais ça passe. Je me rapproche de la plage, je slalome entre les vagues, j'accélère dans une rafale qui dure (ndlr : le vent montera jusqu'à 48 noeuds) et soudainement, je ne vois plus personne. A un moment, je pense même que la manche est annulée. Je passe les bouées sans encombre, et en revenant je croise Nicolas Parlier qui me fait des signes d'encouragement. A ce stade de la course, j'ai déjà plus de 500 m d'avance. Je me dis qu'il faut enfoncer le clou, j'accélère, je croise la flotte, mon père, Marie, tout le monde crie, c'est génial. Ca ne m'aurait pas déplu de faire deux tours»

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