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Liquidation de Rodriguez Group - deux entités sauvées du naufrage

Le groupe Rodriguez : un ancien leader mondial du marché des yachts de grand luxe vient d'être liquidé

Le groupe Rodriguez : un ancien leader mondial du marché des yachts de grand luxe vient d'être liquidé

Deux entités du groupe Rodriguez, leader français du marché des grands yachts (yachting), liquidé fin juillet, viennent d'être reprises : Camper et Nicholsons et la SAS G. Rodriguez.

Plombé par la chute de ses ventes, deux yachts annoncés comme pratiquement vendus lors du dernier salon de Cannes n'ayant finalement jamais été commandés, un stock de bateaux d'occasion invendable et une dette de 96 millions d'euros, le groupe Rodriguez, fondé en 1972 par Gérard Rodriguez n'est plus.

Ou pas tout à fait car si la SA SNP Boat Service, qui concevait des yachts et les faisait construire, en sous-traitance, en Italie, et qui employait encore 50 personnes est bel et bien liquidée, deux autres filiales du groupe sont parvenues à sauver la mise, du fait d'une situation meilleure que celle de leur société soeur : le courtier en yachts Camper & Nicholsons, leader mondial sur le secteur, et le chantier SAS G. Rodriguez.

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Mondialement connue et reconnue, la société Camper & Nicholsons a ainsi été reprise pour 1 million d'euros par le groupe suisse Colosseum, un montant relativement faible qui s'explique à n'en pas douter par le fait que la société avait fait l'objet d'un redressement fiscal sur la TVA de 17 millions d'euros...

Quant à la SAS G. Rodriguez, qui se présente comme un chantier spécialisé dans l'entretien, la réparation et le service après-vente de yachts, il a lui été repris pour 2 millions d'euros par Claus Johansen et la société holding néerlandaise Industrial and Marine Diesels.

Si la chute du groupe Rodriguez est un coup dur pour la filière nautique française, elle représente aussi un manque à gagner de 50 millions d'euros pour l'économie française et notamment le commerce extérieur, ce type d'activité étant essentiellement réalisé à l'export.

Une situation qui devrait, à n'en pas douter, alerter les pouvoirs publics quant à la nécessaire adaptation des réglementations françaises aux réalités des besoins du secteur industriel dans l'hexagone.

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