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Pétole pour le départ de la Lorient Horta Solo 2014

Pétole pour le départ de la Lorient Horta Solo 2014

Le départ donné hier a été retardé de près de 2h00, du fait du manque de vent !

Car à 15 heures, heure supposée du départ de la Lorient Horta Solo 2014, pas un souffle de vent n'est malheureusement venu perturber la tranquillité du plan d’eau !  

Si les coureurs ont du prendre leur mal en patience, le Comité de Course manifestait quant à lui quelques inquiétudes : pétole blanche et ciel couvert sont rarement annonciateurs d’une brise solide.

A bord des Figaro Bénéteau, les solitaires en ont donc profité pour achever une ou deux bricoles pas forcément essentielles, réviser une dernière fois leur stratégie de navigation, prendre un peu de repos dans le cockpit avant une nuit qui s’annonce éprouvante pour les navigateurs.

Car c’est le paradoxe inhérent à la pétole, que de solliciter les organismes plus que de raison !

Dans ces conditions en effet, pas question de laisser le pilote diriger le bateau. Il faut être à l’affut de la moindre risée, veiller en permanence sur le plan d’eau : c’est à la barre que les navigateurs ont le plus de sensations et trouvent les meilleurs compromis pour faire avancer leur voilier. Ajoutons à cela, un vent instable par définition et l’on imagine bien que tous s’attendaient à une nuit compliquée et fatigante.

C’est finalement à 17h 16mn que le président du comité de course, Jean Coadou a pu libérer les vingt solitaires dans un vent d’ouest de 5-6 nœuds à peine.

Malgré un départ favorable en bout de ligne, plusieurs concurrents ont choisi de partir au bateau comité pour aller chercher un renforcement des vents à la côte. Alors que Milan Kolacek (Bohemia Prahia) et Vincent Biarnes (Guyot Environnement) prenaient le meilleur départ à la bouée, d’autres comme Gildas Mahé (Interface Concept) ou Paul Meilhat (SMA) n'ont pas hésité à partir au bateau comité et à immédiatement virer de bord pour plonger à la côte.

Au final c'est cette option qui s'est avérée payante, puisque à la pointe du Talus, c’est Gildas Mahé qui menait la danse devant Thierry Chabagny (Gédimat) et Paul Meilhat. Derrière ce trio, plusieurs coureurs se tenaient en embuscade comme Gildas Morvan (Cercle Vert), Xavier Macaire (Skipper Hérault) ou Frédéric Rivet (DFDS Seaways).

Dans ce régime de vents d’ouest à sud-ouest, il est vite apparu à la sortie des coureaux de Groix, que la flotte n'opterait pas pour l’orthodromie.

Aucun concurrent ne s'est risqué à raser la pointe de Pen Men pour plonger, route directe au sud-ouest vers les Açores.

Bien au contraire, tous ont continué à chercher à gagner dans l’ouest, voire de mettre un peu de nord dans leur route, du fait de la dépression orageuse centrée sur la route directe qui incite tous les solitaires à un grand détour par le nord pour éviter les calmes au plus près de son centre.

Certains routages ont même préconisé de faire un détour jusqu'à la latitude de l’île de Sein.

Suivront-ils aveuglément les plans de routage proposés ou certains tenteront-ils de faire de la résistance en essayant de couper le fromage ? C’est l’enjeu de ces premiers jours. D’ores et déjà la grande bataille stratégique est engagée.


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