ActuNautique.com

8 Marines de l'Otan à la recherche de vieilles mines allemandes au large de la Normandie

8 Marines de l'Otan à la recherche de vieilles mines allemandes au large de la Normandie
8 Marines de l'Otan à la recherche de vieilles mines allemandes au large de la Normandie8 Marines de l'Otan à la recherche de vieilles mines allemandes au large de la Normandie

Huit navires de guerre appartenant à huit marines alliées de l'Otan, soit 400 marins, ont participé à un exercice de recherche et de neutralisation d’engins explosifs historiques.

Cet exercice, "Historical Ordnance Disposal", conduit chaque année depuis 1996 et commandé cette année par un officier lituanien à bord du Jotvingis, s'est déroulé du 30 octobre au 12 novembre au large de Dieppe et de Saint Valéry en Caux (Seine Maritime).

Dans ce cadre, chaque  bâtiment chasseur de mines s’est vu attribuer une « boîte » par le commandant de la force, dans la zone définie par la préfecture maritime.

Malgré des conditions météorologiques et un état de mer peu favorables à l’utilisation de leurs sonars, les chasseurs de mines ont investigués plusieurs centaines de « contacts », qui une fois identifiés par le biais de plongeurs ou de drones sous-marins ont permis de découvrir 7 mines représentant l’équivalent de 5370 kg de TNT (4 mines allemandes Luft Minetype B et une de type A, ainsi que deux mines d’une tonne Bombenmine 1000). 

Trois des mines, découvertes à la fin de l’opération n’ont pas pu être contreminées faute de conditions favorables. 

Elles le seront ultérieurement par la Marine nationale.

Cette opération internationale, qui intervient dans le cadre de l'entraînement régulier commun des forces de l'Otan, est venu en complément du travail quotidien des chasseurs de mines et plongeurs démineurs de la Marine nationale, en mer et sur l’estran.

Un travail uotidien qui pemret, bon an mal an, de neutraliser 500 à 1000 engins explosifs historiques chaque année en Manche – mer du Nord, allant de l’obus de petit calibre à la mine d’une tonne.

Les navires présents cette année lors de cet exercice : M42 Jotvingis (Lituanie), également bâtiment support l’état-major de la force, M314 Sakala (Estonie), M862 Zierrikee (Pays-Bas), M621 Flaming (Pologne), M1068 Datteln (Allemagne), M917 Crocus (Belgique), M06 Talivaldis (Lettonie), M644 Pégase.


=> lire aussi
autres articles
sur l'OTAN

 
=> lire aussi
autres articles
Mer & Défense

Partager cet article

Commenter cet article

Didier D. 26/11/2014 08:45

Je confirme étant ancien marin sur un chasseur de mines tripartite "l’eridan" on allait régulièrement en baie de somme et baie de seine faire des carreaux pour rechercher des mines de la dernière guerre qui ont relaient surface grâce aux conditions météo tempêtes etc.. qui faisaient découvrir et desenvaser ces engins très dangereuses. Certaines avaient quelques volts dans les batteries et l'intérieur presque en parfait état de fonctionné (gyroscope par exemple). Et à l époque on nous disait qu'il y en aurait au moins encore pour au moins 50 ans de travail similaire... ça fait réfléchir. ...

Patrick F. 26/11/2014 08:45

Hélas la mer pendant les conflits à hébergé des milliers d'engins de guerre, embarqué en 1962 sur des dragueurs océaniques, nous repêchions moult engins, en 1990 sur le chasseur de mines tripartite Lyre beaucoup plus performant nous en repêchions encore plus, la mer semble inépuisable en engins de mort, chaque conflit en rajoute