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Tempêtes - recul de 20 à 40m du littoral aquitain l'hiver dernier

Recul du pied de dune et arasement du sommet de la dune blanche sur la cellule de l’Anse du Gurp (©Observatoire de la Côte Aquitaine, Olivier Chaldebas, ULM Sud Bassin, 2014)Recul du pied de dune et arasement du sommet de la dune blanche sur la cellule de l’Anse du Gurp (©Observatoire de la Côte Aquitaine, Olivier Chaldebas, ULM Sud Bassin, 2014)

Recul du pied de dune et arasement du sommet de la dune blanche sur la cellule de l’Anse du Gurp (©Observatoire de la Côte Aquitaine, Olivier Chaldebas, ULM Sud Bassin, 2014)

Les tempêtes de l'hiver dernier ont fait reculer le littoral aquitain de 20 à 40 mètres !

Le 20 novembre, une étude commandée entre autres par la Région Aquitaine et ses trois départements côtiers a été dévoilée, conduite par l'Observatoire de la Côte Aquitaine.

Cette étude confirme le fort recul du trait de côte, de près de 20 mètres en moyenne, avec des cas allant jusqu'à 40 mètres !

En parallèle, le niveau des plages s'est abaissé de près de 2 mètres, qui se sont aplanies, et mettront donc plus de temps pour se reconstituer et se réengraisser.

Si l'érosion est un phénomène naturel, il engendrait jusqu'à présent un recul de 2 à 3 mètres dans la région, et ne s'appliquait pas à l'ensemble du littoral, agissant plutôt sur des zones localisées, à la manière de "coups de cuiller".



 
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Le changement apparu cette année avec les grandes tempêtes est que le recul du trait de côte a été particulièrement fort, de 20 à 40m, sur près de 40% du littoral (90 kms sur les 240 du littoral aquitain), un cas jusqu'à présent jamas vu.

L'étude présentée souligne que la Gironde et les Landes ont payé le plus lourd tribut  dans ce domaine, le Pays Basque ayant peu souffert du fait de sa côte rocheuse.

Pour les collectivités territoriales, ce recul a entraîné de fortes dépenses et le coût des reconstitutons dunaires a été multiplié par 5 pour s'élever à 650 000 euros, coût qui exclut les dépenses effectuées dans les communes pour remettre leurs plages d'équerre.

Face à cette situation, les élus cherchent une solution pour trouver la réponse la plus adaptée à cette évolution.

Avec un premier constat inéluctable : seul le suivi de l’évolution du littoral dans les mois et années à venir permettra d’évaluer si les impacts observés sont durables ou si le littoral aquitain offre une capacité de reconstruction naturelle qui gommera en tout ou partie les effets des tempêtes.

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Estienne80 25/11/2014 09:06

Il existe un phénomène inverse en Baie de Somme, sur la pointe du Marquenterre. Le sable et les dunes ont colonisé plus de 200 ha en quelques décennies et le processus s'amplifie ...Etonnant !