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Enfin les alizés pour la flotte de la Transat Jacques Vabre

Enfin les alizés pour la flotte de la Transat Jacques Vabre

Chaîne d'information Courses au Large & Régates - Pratiquement tous les participants de la Transat Jacques Vabre ont désormais rejoint les alizés, ces vents réguliers de secteur Nord-Est qui marquent la bordure orientale et méridionale de l’anticyclone des Açores.

Les Alizés sont bien là pour le gros de la flotte de la Transat Jacques Vabre 2015 : vent de Nord-Ouest 20-25 nœuds pour les Class40 au large de Lisbonne ; vent de Nord-Est 20 nœuds pour les monocoques IMOCA à la latitude des Canaries ; vent d’Est-Nord Est 15 nœuds pour les Ultime à la hauteur du Cap-Vert...

Une présence d'un vent régulier rendue possible par le retour de l’anticyclone des Açores, centré dans le sud de l'archipel, consolidé par deux dépressions sur l’Espagne et au large de Terre-Neuve, ce qui est bon signe pour sa stabilité dans les jours à venir.

Cette configuration est importante car plus ces hautes pressions sont ancrées, plus le Pot au Noir descend vers l’équateur en s’amenuisant.

Or, le passage du Pot au Noir est désormais la question redondante à bord des voiliers de la Transat Jacques Vabre : comment et où aborder ce passage aléatoire (alternance de calmes et de grains de pluies) pour passer d’un hémisphère à l’autre ?

Macif prend le large dans les Ultime

Du côté du Cap-Vert, le duel entre Macif et Sodebo Ultim’ tourne à l’avantage de François Gabart et Pascal Bidegorry qui ont réussi à se glisser sous leur concurrent lors d’un long bord en provenance des côtes mauritaniennes : le nouveau trimaran géant semble capable de descendre plus bas au portant et comme les deux duos ont empanné vers minuit pour piquer vers l’équateur, Macif est dorénavant sur le bon côté de son unique foil. Il sera intéressant d’analyser ses performances dans cet alizé d’une quinzaine de nœuds qui devrait tenir encore une journée et demi avant de s’étioler à l’approche des cumulonimbus équatoriaux…

Encore 3 jours d'Alizés pour les Imoca 60

Pour les Imoca 60, le Pot au Noir est encore à près de 1200 milles, soit au moins trois jours de glisse à 130° du vent réel, un alizé de Nord-Est encore costaud d’une vingtaine de nœuds.

Pas de manœuvres en vue, mais une attention particulière à la table à cartes quand au comportement de cette Zone de Convergence Inter Tropicale (ZCIT) qui est à ce jour encore très étendue (du 9°N au 3°N). D’ici lundi, ce magma difficile à cerner même avec des images satellites, aura peut-être pris une forme plus conique que « haricot » entre l’Afrique et la Guyane, mais d’ors et déjà, les navigateurs semblent opter pour un couloir assez proche des côtes brésiliennes, entre le 30°W et le 32°W…

Dispersion chez les Multi50

Le triumvirat des Multi-50 s’est nettement dispersé depuis la dernière dépression açorienne : en tête, Celia Village glisse rapidement (20 nœuds) vers le Sud-Ouest et devrait empanner en milieu de matinée, tout comme FenêtréA-Prysmian qui grignote mille par mille son retard. Plus en retrait, Arkema devrait passer au large des Canaries en début d’après-midi, ce qui devrait lui permettre de choisir une trajectoire plus tendue pour anticiper le Pot au Noir.

Le Conservateur fait le break dans les Class40

Pour ce qui est des Clas40, le Conservateur a fait le break à l’issue de la dernière dépression : Yannick Bestaven et Pierre Brasseur ont désormais plus de cinquante milles de marge sur les deux plans Manuard, VandB et Solidaires en peloton-ARSEP.

Dans un bon flux de Nord-Ouest 25 nœuds qui va lentement tourner au Nord-Est en mollissant 20 nœuds, les dix Class40 encore en course vont pouvoir dérouler dans des conditions nettement plus agréables que ces derniers jours : le soleil est au rendez-vous dès Madère, les températures montent, le vent se stabilise et la mer s’organise. Un parfum tropical propice à recharger les « batteries humaines » ! A 1 200 milles de l’archipel du Cap-Vert, ils en ont pour cinq jours minimum avant d’entrer dans la zone d’ombre, le Pot au Noir…

Avec des alizés bien établis, tous les duos de la Transat Jacque Vabre vont pouvoir réparer les petits bobos accumulés pendant les cinq premiers jours de course : dès que les vagues se suivent et se ressemblent, un équipier peut en effet monter dans le mât pour faire un check-up, tandis que l'autre peut faire le tour du bateau pour changer une poulie ou renforcer un cordage.

Journées bricolage et repos en perspective donc, avec un gros travail de nav' pour triturer les fichiers météo en vue du passage de l’équateur  !

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