ActuNautique.com

Interview - avec le futur Biloup 109, le chantier Wrighton affiche ses ambitions

Vincent Lebailly, Thierry Bocquet et Patrick Fallot

Vincent Lebailly, Thierry Bocquet et Patrick Fallot

Interview - avec le futur Biloup 109, le chantier Wrighton affiche ses ambitions

Aujourd’hui, dans la chaîne d’information Nautisme d’ActuNautique.com – Le Grand Pavois était l’occasion de rencontrer la nouvelle équipe à la tête du chantier Wrighton, dont la production a redémarré dans une usine basée à Caen, et qui annonce déjà 3 ventes de son futur Biloup 109.

L’architecte naval Vincent Lebailly, père du futur Biloup 109, nous présente ce nouveau modèle qui sera fidèle à l’ADN du chantier, spécialiste des petits croiseurs familiaux biquilles.

Vincent Lebailly, le prochain Nautic sera l’occasion de découvrir le Biloup 109, futur flagship de la gamme des voiliers Wrighton. Pouvez-vous nous présenter ce nouveau modèle ?

Vincent Lebailly – Le Biloup 109 est un modèle fidèle au savoir-faire Wrighton, pour lequel nous avons apporté plusieurs innovations pour le chantier.

Le Biloup 109 est tout d’abord un biquille…

Vincent Lebailly – Le Biloup 109 est forcément un biquille, qui se caractérise tout d’abord par une quille moulée avec la coque et un lest coulé au fond des deux appendices de quille, pour une robustesse unique sur le marché ; ensuite par un roof panoramique qui permet de bénéficier d’une visibilité à 180 degrés sur la mer quand on s’y tient debout ; et enfin par son côté familial puisque nous avons voulu faire un bateau sûr, sécurisé, avec un cockpit fermé, très protégé, et qui soit aussi un bateau marin.

Vous avez beaucoup travaillé sur la carène du Biloup 109…

Vincent Lebailly – Avec le Biloup 109, nous proposons une carène beaucoup plus puissante qu’auparavant, plus large que celle de l’ancien Biloup 36, avec un arrière plus volumineux qui permet d’offrir une meilleur assise et plus de volume dans les cabines arrières, mais aussi dans le cockpit. Le cockpit du Biloup 109 ne se résume plus à deux bancs face à face, mais à un cockpit offrant une ergonomie très étudiée, avec un siège pour une table à carte extérieure, un poste de pilotage indépendant avec un beau poste de manœuvre pour les winchs (deux winchs de voiles d’avant dans le cockpit, un winch de manœuvre au niveau du piano, à tribord de la descente et un winch au niveau du mât, le rail de grand voile se trouvant en avant de la descente), et un coin salon pour les passagers.

Une ergonomie de cockpit qui s’adapte désormais aussi au mouillage…

Vincent Lebailly – Oui car le mouillage est un moment aussi important que la navigation, ou la vie du bateau est différente et où chacun doit trouver sa place. Autre nouveauté, le Biloup 109 propose soit une barre franche, soit une barre à roue, et peut proposer en plus de l’une de ces eux solution, une petite barre à roue positionnée sur la cloison arrière du roof, représentant alors une timonerie extérieure. Cette disposition permet d’assurer des quarts, la nuit en toute sécurité, bien protégé sous la capote, assis dans le sens de la marche, avec devant soi tous les instruments techniques.

Comment se présente l’aménagement intérieur du Biloup 109 ?

Vincent Lebailly – L’aménagement du Biloup 109 est à la carte, avec une version 2 cabines et une version 3 cabines, la première disposant d’une grand soute technique, remplacée dans la seconde par la troisième cabine. La cabine propriétaire se trouve pour sa part à l’avant, qui se singularise par une entrée un peu désaxée, par sa grande penderie et un fauteuil, avec une hauteur sous barrot de 1.75m.

La construction des Biloup est désormais assurée à Caen, dans le chantier Shorteam, actionnaire de la société Wrighton.

Vincent Lebailly – Wrighton dispose en effet de sa propre unité de production et d’une équipe technique de tout premier plan, qui construit des Class 40 mais aussi des bateaux de luxe, comme le Paroa. Pour le Biloup 109, la construction est réalisée au contact mais les murailles (bordées au-dessus de la flottaison) sont désormais faites en sandwich, tout comme le pont.

Déjà 3 unités vendues ?

Vincent Lebailly – Effectivement, le Biloup 109 a déjà été vendu à 3 unités, sachant que la première coque est en plein aménagement tandis que la construction du second vient tout juste de débuter.


=> Toute l'actualité du Grand Pavois de La Rochelle 2015 
 

 

=> lire aussi

Grand Pavois
Succès pour le RM 1270,
quid du peut-être RM 970 ?

Partager cet article

Commenter cet article