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VIDEO - sauvetage d'un jeune skipper français et de son chat au large de l'Alaska

Swedish icebreaker rescues French sailor and his cat from stormy waters off Alaskan coastSwedish icebreaker rescues French sailor and his cat from stormy waters off Alaskan coast

Swedish icebreaker rescues French sailor and his cat from stormy waters off Alaskan coast

Aujourd'hui, dans la chaîne d'information Grand Voyage et dans la chaîne d'information Nautisme d'ActuNautique.com - Un jeune skipper français et son chat ont été sauvés par un brise glace, suite au retournement de leur voilier alu de type Glénans 33 au large de l'Alaska.

On n'est passé pas loin d'une catastrophe ce mardi 20 octobre au large de l'Alaska, quand une déferlante a retourné Chimère, un voilier de type Glénans 33 à bord duquel Manu Wattecamps-Etienne et son chat effectuaient un tour du monde.

Ce petit voilier à coque alu et pont polyester, pourtant réputé robuste et surnommé le découpeur de catway du fait de son franc bord haut, rassurant en navigation hauturière, a été littéralement renversé par la vague puis s'est redressé, laissant le spectacle d'un pont ravagé par la force des flots, l'accastillage n'ayant pas résisté, tout comme le safran.

A l'abri dans le carré, le jeune skipper de 24 ans, qui avait franchi le passage du Nord-Ouest l'été dernier, et avait quitté Dutch-Harbour le 13 octobre pour San-Diego, a pu activer sa balise de détresse dans une mer très grosse avec des vents de 25 noeuds.

Les autorités américaines ont détourné un brise glace suédois, le Tor Viking et envoyé sur place un avion Hercule C-130 pour localiser le jeune navigateur.

La vidéo prise depuis l'avion montre Manu Wattecamps-Etienne se jeter sur la plage arrière du brise glace, en serrant dans ses bras un pull-over, dont on saura plus tard qu'il abritait son chat.

Une fois à l'abri à bord du navire marchand, le jeune navigateur a partagé sur Facebook sa joie d'être sain et sauf, mais aussi sa détresse d'avoir tout perdu, en ayant été obligé d'abandonner son voilier, déclarant : "Depuis un brise glace suédois en route pour Seattle, j ai la tristesse de vous annoncer que La Chimere est perdue. La nuit derniere je me suis fais retourner par une vague,quille en l air. Le bateau s est finallement redresse, mais plein d eau, tout arrache sur le pont, plus d instruments, et l eau qui rentre encore et encore malgre la pompe qui tourne et les sceaux qui ecoppent. J ai abandonne mon bateau ce matin, apres quelques chavirages de plus suivis d un sauvetage muscle. Et desormais, je suis un capitaine sans navire. Je n ai plus rien, toute ma vie etait sur mon bateau. Et pire que cela, je repars a moins de zero puisque j'ai quelques euros encore a rembourser pour un bateau qui n'est plus... Je me sens comme un footballeur qui vient de perdre une jambe. inutile et sans but. Et il va s en passer des annees, avant que je puisse enfin fouler a nouveau le pont de mon propre bateau".


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Bernard M 22/10/2015 09:41

C'est cela que l'on nomme une "fortune de mer" c'est dans ces circonstances là que la signification de l'appel de détresse (mayday, mayday, mayday) prend tout son sens, surtout si en retour vous avez une réponse...!!
Dans le cas d'une balise automatique de détresse, il n'y a qu'un petit interrupteur à enclencher une petite lampe qui s'allume (ouf ça marche...!!) puis attendre de voir arriver quelqu'un, quelque chose un bateau, un avion, un hélico...!! Ou rien...!!