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VIDEO - Tragédie évitée de peu à bord du paquebot Boréal, au large des Falkland

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Maritime, Pêche & Fluvial - Les forces armées britanniques sont parvenues à évacuer les passagers et l'équipage du paquebot de luxe français Boréal, victime d'un important incendie en salle des machines.

Mercredi 18 novembre, à 2 heures du matin heure locale, un violent incendie a éclaté dans la salle des machines du paquebot de luxe Boréal de la Compagnie du Ponant, privant le navire de toute manoeuvrabilité, alors qu'il se trouvait à 3 nautiques du Cape Dolphin, au nord des îles Falkland.

Le paquebot se dirigeait alors vers la Georgie du Sud avec à son bord 347 passagers et membres d'équipage.

Devant le danger immédiat d'un échouement, le vent fort rabattant le paquebot vers la côte, le commandant de bord a contacté les autorités britanniques pour les avertir de la nécessité d'une évacuation des passagers, ces derniers devant être par la suite transbordés à bord de l'Austral croisant dans les parages.

Selon les autorités britanniques notamment le MoD, l'opération d'évacuation des passagers et de l'équipage s'est révélée être particulièrement délicate du fait de conditions météorologiques difficiles.

L'abandon du paquebot a entraîné la mise en alerte de la garnison britannique de l'île et l'intervention de deux hélicoptères Sea King de la Royal Air Force, de deux hélicoptères supplémentaires d'un Hercules C130 et d'un avion de commandement et de contrôle pour coordonner l'intervention.

En parallèle, le patrouilleur hauturier HMS Clyde s'est positonné sur zone ainsi que des remorqueurs néerlandais de support à la navy.

Le HMS Clyde a accompagné les 200 passagers présents dans 2 canots de sauvetage, tandis que les hélicoptères de sauvetage en récupéraient 79 massés sur le pont. L'ensemble des passagers ont ensuite pu être regroupés à la base militaire de Mount Pleasant.

En parallèle, les remorqueurs néerlandais ont pu stabiliser la position du paquebot et lui éviter le naufrage.

Le commander Darren Bone, commandant des forces britanniques aux Falkland a déclaré : "Le sauvetage réalisé hier s'est révélé être une opération extrêmement délicate au vu des conditions météorologiques. Je suis fier de pouvoir annoncer que l'ensemble des passagers et membres d'équipage sont sains et saufs et que le navire lui même a pu être sauvé."

ils font la Hune de l'actualité....

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Christophe 23/11/2015 23:37

Commentaire reçu de mon frère, en croisière sur ce bateau:

Bonjour à tous,
On vient de faire une belle croisière de quelques jours sur le Ponant !!!!!
En voici le thème principal cette année (15/11 30/11.
1) deux jours de navigation pour bien prendre le large (1500kms).
2) avant départ: entraînement de sécurité en 3 phases:
Phase A) 1 heure en théâtre avec projection, mise des gilets, écoute des codes (si feu = "code bravo") au micro en cabine, si danger = y, si évacuation obligatoire = 10 bip sur courts suivis d'un bip très long. Etc.
Phase B) retour en cabine avec simulation obligatoire: les bips sont émis, chacun doit alors mettre son gilet puis essayer de se rappeler où se trouve le couloir 1 pour canot 1 ou le 2 pour le canot 2. 1 ou 2 étant marqué sur le gilet. Puis arriver jusqu'au canot adhoc. Et retour au bar pour boire un coup et oublier un peu le tout !

Re navigation une journée et sortie pour voir des pingouins etc....

Puis phase C:
Application pratique pour voir si on a bien tout compris et retenu:
A minuit 15 lancement dans chaque haut parleur de 'code bravo". Le temps de se réveiller, puis double bips inconnus, et au moins 10 pour le personnel, lancés automatiquement par la salle de machine si feu à bord.

Puis les oreilles à peine débouchées cherchent à compter d'autres bips, et comprendre si ils correspondent à ceux entendus en formation, et ceci dans le noir complet car plus de courant.
Je sors sur le balcon du 6eme étage et vois alors tout l'avant du bateau en feu jusqu'au 5ème, avec grosse fumée et vapeur.
Je force Laurence à s'habiller (pas simple car elle n'y croyait pas encore).
Heureusement ma lampe de poche pour aller faire pipi la nuit me permet de nous habiller bien chaudement, avec anorak, gilet de sauvetage, et de mettre dans un petit sac tout mon matériel (iPhone, iPad, jumelle et appareil photos, argent du coffre me disant que si évacuation je repasserai devant la cabine et prendrai vite le tout).
Alors le commandant nous parle, et demande à tous - 300 personnes environ - de nous rendre au bar arrière du 6eme étage, heureusement le nôtre, 50m2 où nous nous entassons comme des sardines.
Tous avaient gilet sur pyjama ou vêtements simples ! Voire pieds nus.

En fait, au bout d'une heure, je vais en cachette reprendre mon petit sac.
Vers 3h30, phase très pratique de la formation à l'évacuation:
Tous les 300 doivent évacuer vers le canot 1 ou le canot 2; certains,l en fait une quinzaine de femmes devant monter en hélico stationnaire (hélitreuillage souvent en petite tenue !)
Et du personnel largués dans des canots ronds de survie de 5 mètres de circonférence qu'on doit aller récupérer par hélico ou accrochés à nos canots 1 et 2.
Le canot 1 dans lequel nous étions enfin arrivés après comptage et recomptage, est difficilement descendu, une pince d'arrimage refusant de s'ouvrir pour larguer l'avant, l'arrière étant déjà à l'eau ! Lors du choc final Laurence a eu très très mal aux côtes.
Puis écart rapide du bateau dans des creux de 5 à 8 m, et là, 70% des occupants commencent à dégueuler. Sauf Laurence et moi, qui avons on en est sûrs maintenant, le pied marin, même si Laurence à mon avis n'aura plus jamais l'occasion de le vérifier !
Après plusieurs essais de monter sur une échelle de corde dans un croiseur de la marine anglaise (solution vite abandonnée), de débarquer sur un autre Ponant (l'Austral), arrivé sur site 4 H après, mais sans succès (car trop de vague pour accrocher les deux), on suit le croiseur pour essayer de trouver un abri sur une côte avec moins de vagues.
Là, cours de danse pour tout le monde: on avance et grimpons au sommet de la vague, pour retomber ensuite au creux, ceci pendant 3 ou 4 heures.
Vers midi, des bateaux de guerre et d'autres, nous protègent un peu pour pouvoir accoster sur le quai arrière de l'Austral, des gros zodiac de l'armée nous poussant contre et tout le monde débarque avec son odeur ou celle des autres et nous sommes accueillis comme des rois.
Puis distribution des cabines prêtées par les passagers et on récupère la suite de l'armateur. 120m2 avec un jacusi dans lequel Laurence passera une bonne heure !
Puis navigation une nuit et une matinée jusqu'aux Falkland où les habitants nous accueillent depuis 3 jours.
On repart demain dimanche pour Paris ou Chili. On vient de récupérer nos valises du bateau pour enfin pouvoir nous changer, même si les habitants nous ont prêté des vêtements.
Conclusion: suivez bien les formations à la sécurité, car cela n'arrive pas qu'aux autres !
Bises
Paul et Laurence en pleine forme mais avec des coccyx très douloureux !!! Ha, ha !

Db 20/11/2015 22:23

PL: Merci pour votre commentaire plus factuel... Avez-vous participé à cette évacuation? Étiez-vous sur place?

PL 20/11/2015 18:05

Le Mod Britanique s'emballe un peu. L'équipage du Sister ship l'Austral a récupéré l'ensemble des passagers et membres d'équipage présent à bord des canots de sauvetage et 50 membre d'équipage ont été hélitreuillés depuis 2 radeaux de sauvetage. Le navire britanique a escorté les canots le temps que l'Austral arrive sur zone. Merci.

André G 20/11/2015 09:57

Bravo à l'équipage et aux sauveteurs.