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Lionel Péan sur SFS II brillant premier de la Cowes-Dinard 2016

Lionel Péan remporte de façon brillante une course qu'il aura menée de bout en bout, à bord de son VOR 70, une monture assez exceptionnelle, bien que peu prisée par... l'IRC !

Photo :  RORC / Paul Wyeth pwpictures.com

Photo : RORC / Paul Wyeth pwpictures.com

Lionel Péan à la barre du VOR 70 SFS II s’est donc adjugé la grande course classique Britannique Cowes-Dinard organisée par le vénérable Royal Ocean Racing Club.

Pour ces retrouvailles avec les régates d’Europe du Nord et de la Manche, Lionel et ses hommes d’équipage n’ont pas fait de quartier, s’emparant très rapidement du commandement dans le Solent anglais pour ouvrir dans un vent d’ouest fraîchissant la voie en direction des îles anglo-normandes, à laisser à main gauche, avant de plonger à belle allure vers Dinard.

97 voiliers battant majoritairement pavillon britannique et français, mais aussi allemand et néerlandais, s'étaient élancés devant Cowes. SFS II se dégageait rapidement de la flotte et s’échappait de ce bras de mer entre Angleterre et île de Wight, via les Needles, au louvouyage, dans un vent bien orienté à l’ouest pour une douzaine de noeuds.

Après quelques rapides manoeuvres pour bien déborder l’île anglo-normande d’Alderney, Lionel Péan ouvrait progressivement ses voiles avec la légère rotation du vent. Il accélérait et creusait petit à petit un écart conséquent avec ses principaux rivaux pour une éventuelle victoire en temps compensé, le J/133 Pintia et le redoutable Milon 41 L‘ange de Milon.

Guernesey était parée avec le coucher du soleil tandis que le vent mollissait quelque peu, toujours bien orienté sur le côté tribord du bateau, favorisant une allure débridée très favorable à la vitesse.

Au terme de 162 milles et un peu plus de 14 heures d’une course maîtrisée de bout en bout, SFS II franchissait la ligne d’arrivée mouillée devant Dinard à 3 heures ce matin, en vainqueur incontesté du Groupe des IRC en temps réel.

Le VOR 70 aux couleurs du Groupe SFS laissait son plus dangereux concurrent pour le classement définitif en temps réel, le KP 45 italien Katsu, à plus de 43 milles ! C’est cependant Pintia qui, pour une petite minute, et à la faveur d’un rating très favorable, damait finalement le pion à Péan et ses hommes pour la victoire en temps compensé.

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