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17 ans, entre le bateau le plus récent et le plus vieux participant au Vendée Globe

Une participation à une course au large, c'est déjà un budget et un bateau. Dans ce domaine, tous les skippers ne seront pas logés à la même enseigne sur le Vendée Globe 2016-2017 !

TechnoFirst-faceOcean de Sébastien Destremau
TechnoFirst-faceOcean de Sébastien Destremau

TechnoFirst-faceOcean de Sébastien Destremau

Et les chiffres parlent d'eux même : les Imoca 60 participant à l'édition 2016-2017 du Vendée Globe ont en effet été construits entre... 1998 et 2015 !

Dans ce domaine, le skipper Sébastien Destremau revendique de s'aligner au départ de la course avec un budget "microscopique" de 350 000 euros, quand les plus grosses écuries disposent d'au moins... 10 fois plus !!

Chaque compétiteur s'engageant avec une monture adaptée à ses finances, les 29 Imoca amarrés aux pontons du port des Sables d'Olonne présentent donc des disparités fort étonnantes d'un bateau à l'autre, même s'ils affichent tous une longueur identique de 18,28 mètres, soit 60 pieds.

A quelques mètres d'intervalle, on découvre ainsi de vénérables Imoca riches d'histoires fortes, qui côtoient des "bêtes de guerre" toutes neuves.

2 bateaux construits en 1998 !

Les bateaux les plus anciens ont été lancés en 1998 : il s'agit du Famille Mary-Etamine du Lys de Romain Attanasio (l'ex Whirlpool de Catherine Chabaud !) et du TechnoFirst-faceOcean de Sébastien Destremau (l'ancien Gartmore de Josh Hall).

Parmi les autres voiliers vintage du plateau, des unités datant de 2000, avec La Fabrique d'Alan Roura (ex Superbigou de Bernard Stamm) et One Planet One Ocean de Didac Costa (ex Kingfisher d'Ellen MacArthur), qui a pour voisins de ponton SMA (le bateau tenant du titre du Vendée Globe désormais entre les mains de Paul Meilhat) et Hugo Boss (un IMOCA à foils de dernière génération lancé en 2015 pour Alex Thomson).

Cinq autres bateaux ont été mis à l'eau l'an dernier : StMichel-Virbac (Jean-Pierre Dick), Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h), Safran (Morgan Lagravière), No Way Back (Pieter Heerema) et Edmond de Rothschild (Sébastien Josse). Leurs carènes surpuissantes, leurs cockpits ultra étudiés et protégés et bien sûr leurs fameux foils tranchent avec les machines les plus anciennes.

Des écarts de performances importants

Il n'y a bien sûr pas qu'au port que les différences sont criantes. "En termes de performances, à certaines allures, le contraste est saisissant entre les foilers et les bateaux plus anciens. Lors du convoyage entre Lorient et les Sables d'Olonne, nous avons dépassé La Fabrique qui naviguait à 13 nœuds quand nous filions nous à 24 nœuds !", raconte Jérémie Beyou qui dispose lui aussi d'un bateau à foils.

Rappelons à ce sujet qu'en 2013, François Gabart avait remporté le Vendée Globe en 78 jours tandis qu'Alessandro di Benedetto fermait la marche en 104 jours. Les arrivées s'étaient donc étalées sur 26 jours.

Sur le papier, tout semble réuni pour que le différentiel soit encore plus important cette année…

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