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Charles Hedrich boucle le premier tour de France à la rame !

Hier, 20 Octobre, Charles Hedrich a bouclé son tour de France à la rame en atteignant le Pont Alexandre III, après un périple de près de 3000 kms réalisés en mer ou en eaux intérieures.

photos :  Respectons la Terre
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A son arrivée, Charles Hedrich a déclaré sur ActuNautique : "C'est la fin d'une belle aventure", a-t-il déclaré au terme de cinq mois de voyage sur les voies navigables irriguant le cœur de l'hexagone. Je suis sur tous les terrains du monde depuis pas mal de temps mais je n'ai jamais cessé de penser que la France était probablement le plus beau pays".

Sportif accompli diplômé de l'ENSM, Charles Hedrich compte parmi ses faits de gloire, la première traversée en autosuffisance du désert d'Atacama (Chili) en 2015, le premier aller-retour non-stop Atlantique à la rame solo en 2012 ou le premier tour du monde par les deux pôles à la voile, en équipage en 2010.

Une passion des "premières" qu'il a souhaité appliquer à une destination plus proche de nous, l'Hexagone : "Toujours intéressé par les Premières, j'ai décidé de faire ce tour de France dans la continuité ; les canaux, les rivières, l'Océan, la Manche. Je pensais que cela allait être beau mais cela a été magnifique. Il faut savoir par exemple que l'Oise, jusqu'à Conflans-Sainte-Honorine, c'est génial ! Il y a aussi des bras de la Seine qui sont extraordinaires. À 15 km de Paris, on se croirait en Amazonie, et je connais ce fleuve !"

Si son tour de France à la rame s'est bien déroulé, le navigateur n'en reconnait pas moins avoir connu des moments parfois difficiles : "Je suis parti le 20 mai de Paris et j'ai remonté la Marne en crue pendant huit jours, ce qui a été assez compliqué. J'ai dû faire avec la tramontane sur le canal du Rhône à Sète et sur le Canal du Midi et je me suis fait surprendre avec les courants dans la Somme. De même, en mer, sur un bateau à rames, il y a beaucoup d'aléas et les dangers sont partout. Je me suis baigné à chaque fois que je pouvais et mon chien Corgan aussi ! Sur le plateau de Langres, j'ai navigué pendant huit jours, passé une centaine d'écluses, couvert 240 km et croisé seulement cinq bateaux dont trois de plaisance. Je n'avais pas de tableau de marche. Il m'est arrivé de friser les 20 km/h sur le Rhône grâce au Mistral mais j'ai mis 15 heures pour faire les 20 km de l'étang de Tau. Ces voies navigables sont à la portée de tout le monde. Ramer 10 km sur un plan d'eau est accessible à chacun"

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