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Yvan Bourgnon - Manta, un quadrimaran géant, pour dépolluer les océans

Le navigateur français Yvan Bourgnon se lance un nouveau défi : financer en crowfounding, la construction d'un quadrimaran géant, Manta, conçu pour dépolluer les océans des déchets plastiques qui les envahissent.

Yvan Bourgnon - Manta, un quadrimaran géant, pour dépolluer les océans
Yvan Bourgnon - Manta, un quadrimaran géant, pour dépolluer les océans

Manta, le futur quadrimaran dépollueur des océans d'Yvan Bourgnon, trouve son nom dans la raie Manta, animal qui se distingue par sa capacité à filtrer l’eau !

Yvan Bourgnon se lance dans un défi qui le concerne au plus près, ayant souvent, au cours de ses traversées, heurté des objets flottants non identifiés !

En 2015 notamment, lorsque le bateau avec lequel il participait à la Transat Jacques Vabre était entré en collision avec un container, l’obligeant à abandonner la course.

Confronté de façon brutale à la pollution océanique lors de cet incident mais aussi à l’occasion de son récent Tour du monde en catamaran de sport, Yvan Bourgnon a décidé d’agir.

Autant de plastique que de poissons en 2050 dans les océans

Yvan Bourgnon déclare sur ActuNautique : "Entre 8 et 10 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans chaque année. Une partie de ces macro-déchets flottants se fragmentent au contact des vagues et des rayons UV pour se transformer en micro-déchets, puis en nano-déchets, assimilés directement par les organismes marins, impactant l’ensemble de la chaine alimentaire marine. D’ici 2025, la quantité de déchets plastiques entrant dans le milieu marin pourraient être multipliée par 10. A ce rythme, en 2050, les morceaux de plastique présents dans les océans seront aussi nombreux que les poissons !"

C'est au travers d'une association qu'il crée pour l'occasion, « THE SEA CLEANERS », que le navigateur agira, association qui se lance pour cela dans la construction d’un navire révolutionnaire « LE MANTA », collecteur de déchets plastiques. Une campagne de crowdfunding, démarrera le 14 octobre, et signera le début de cette aventure.

Manta, un quadrimaran unique en son genre !

Ce navire a été étudié pour collecter les plastiques océaniques au plus près de la source de déversement, près des côtes. En effet, seul un navire offre la mobilité nécessaire aux déplacements rapides vers les bancs de plastiques encore concentrés par les vents et les courants, avant qu’ils n’entament leurs dérives océaniques vers les « continents de plastique ». Cette mobilité permet également d’intervenir en haute mer, là où la profondeur océanique rend impossible l’ancrage au fond de la mer et où un container immergé accidentellement peut avoir libéré sa cargaison d’objets en plastique.

Au niveau de sa motorisation, Manta aura recours a des Kite Wings (cerf-volants), combinées à un gréement supportant des voiles classiques, auquel s’ajoutera un bloc propulseur hybride, permettant de réduire l’empreinte carbone à son strict minimum.

Yvan Bourgnon - Manta, un quadrimaran géant, pour dépolluer les océans

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Gilbert Barnabé 13/10/2016 16:08

Tamiser l'eau du Pacifique est impossible : il faudrait aller jusqu'a 30 de profondeur au moins avec une filtration capable de retenir les particules de quelques microns (1/1000 de mm) sur une surface de millions de km2.
Par contre, avec un tel bateau, on peut emporter des tonnes de moules tropicales (Perna) ou des Anatifes qui pondent des milliards d'oeufs minuscules quand on change leur température. Les larves qui en écloront se fixeront sur les particules plastiques, et en grossissant, leur poids coulera les particules plastiques (voir "Ecologie et aménagement des eaux marines" 2016). C'est sans doute de cette façon qu'elles disparaissent déjà (on en trouve moins que prévu).
Gilbert Barnabé