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Vendée Globe - et comme un Shadok, Jérémie Beyou pompe !

Alors qu’il pointe désormais en troisième place du Vendée Globe, Jérémie Beyou, en route pour le Cap Horn, est un marin bien occupé : il a en effet dû passer une bonne partie de la journée de mardi à pomper l’eau dans Maître CoQ... à l'instar des fameux Shadoks... du fait d’une fuite de puits de foil et de ballast ! 

Vendée Globe - et comme un Shadok, Jérémie Beyou pompe !

« Le Vendée Globe, c’est une em… par jour », a coutume de dire Michel Desjoyeaux, double vainqueur du tour du monde en solitaire. Jérémie Beyou ne le contredira pas, lui qui, depuis le départ des Sables d’Olonne le 6 novembre, a souvent dû sortir la boîte à outils, tout en composant avec des conditions dans le Grand Sud assez dantesques.

Dernière preuve en date, avec la découverte dans la nuit de lundi à mardi, d’une fuite d’eau à deux endroits de l’Imoca 60, à savoir au niveau du ballast avant et dans un puits de foil dont une trappe était sans doute mal fermée.

Il en a donc été quitte pour bricoler une réparation de fortune sur le ballast qu’il a l’intention de consolider quand les conditions seront plus calmes et à faire marcher les pompes à plein régime pour vider l’eau qui avait envahi la soute à voile. Autre tâche dans la « job-list » de Jérémie d’ici la fin de semaine : terminer de réparer la grand-voile de Maître CoQ, qui avait été abîmée dans l’océan Indien et s’est de nouveau déchirée en haut dans le coup de vent soudain du week-end dernier.
 
Bref, le Finistérien a de quoi s’occuper lui, qui, mardi, a appris avec tristesse les déboires rencontrés par son « acolyte du Grand Sud », Paul Meilhat, contraint de mettre le cap au nord à cause d’une avarie de vérin de quille sur SMA, une avarie à peu près similaire à celle qui avait contraint Jérémie à l’abandon il y a quatre ans.

Troisième et actuellement en plein milieu de l’océan Pacifique, ce dernier a le droit ce mercredi à un nouveau coup de vent. 30-40 nœuds sont attendus pendant environ une demi-journée, à l’arrière d’une dépression qui tarde à s’évacuer et freine sa marche en avant depuis quatre-cinq jours, puisqu’il ne cesse de buter dessus.

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