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Avec Heyday, Bayliner souhaite s'imposer sur le marché des bateaux de wakesurf-wakeboard

Le chantier américain Bayliner (Groupe Brunswick) a racheté la marque de bateaux de wakesurf Heyday. Alexis Fléchier, responsable développement de Bayliner Europe, nous explique les raisons de cette acquisition stratégique.

Avec Heyday, Bayliner souhaite s'imposer sur le marché des bateaux de wakesurf-wakeboard

Alexis Fléchier, il y a quelques mois, Bayliner annonçait le rachat de Heyday, marque américaine spécialisée dans les bateaux de wakesurf-wakeboard. Pourquoi Bayliner, constructeur de bateaux familiaux, a-t-il éprouvé le besoin de racheter Heyday ?

Alexis Fléchier - Cela fait un moment que nous étudions ce marché, qui connaît une croissance forte aux Etats-Unis. Les volumes pour ce type de produits sont en hausse de 12 à 20 % par an depuis 5/6 ans, c'est donc un marché très intéressant. Nous avons pensé un moment développer nos propres modèles, mais je pense qu'il est important de séparer le type de produit familial construit par Bayliner, d'un produit ayant un attribut plus sportif. Dans ce sens, l'acquisition d'Heyday correspondait parfaitement à cette stratégie.

Le principe d'un bateau wakeboard, c'est quoi concrètement ?

Alexis Fléchier - Il faut distinguer le wakeboard et le wakesurf. Pour le wakeboard, on utilise un bateau avec une carène assez prononcée, de manière à créer une belle vague à l'arrière, une tour de wakeboard de façon à ce que le skieur derrière ait la corde plus haute pour faire des sauts plus hauts évidemment. Le wakesurf est un peu particulier ; l'intérêt de ce sport, c'est que le rider qui est derrière le bateau n'a pas de palonnier, donc il surfe véritablement comme s'il surfait une vague en mer, sauf qu'il surfe la vague du bateau, c'est-à-dire qu'il suit le bateau sans palonnier et sans corde.

Justement, comment se caractérise un in-bord dédié aux wake sports ?

Alexis Fléchier - Ce qui change fondamentalement dans le bateau en lui-même, c'est qu'il est doté de ballasts, qui sont des réservoirs d'eau, destinés à lui permettre de s'enfoncer dans l'eau pour faire une plus belle vague sur l'arrière. L'intérêt de ces ballasts est d'appuyer le bateau sur tribord ou sur bâbord, de manière à ce que le rider qui est derrière, qu'il soit pied droit ou gauche devant, aille d'un côté à l'autre du bateau sur une vague bien propre et bien prononcée.

Où sont situés ces ballasts ? 

Alexis Fléchier - Ils sont situés de part et d'autre du bateau, et vont quasiment de l'avant jusqu'à l'arrière. Notre gamme Heyday comprend pour le moment 2 modèles. les WT1 (18 pieds) et WT2 (20 pieds). Le WT1 a deux ballasts de 300 kilos chacun, et le WT2, deux de 450kgs ! Leur fonctionnement est on ne peut plus simple, qui s'opère par le biais d'une pompe électrique actionnée par le pilote, en tenant compte l'avis du rider qui lui dit de quel côté il faut que ce soit. On remplit donc un ballast, pour appuyer le bateau à babord ou à tribord, et le même interrupteur sert ensuite à le vider : c'est vraiment un système très simple !

Pourquoi 2 modèles dans votre gamme actuelle ?

Alexis Fléchier - Le WT1 est notre modèle d'entrée de gamme : il est certifié pour 9, et propose un prix très bien positionné ! Le WT2 accueille pour sa part 12 passagers mais il est logiquement un peu plus cher. 

Peut-on utiliser ce type de bateau sans avoir recours aux ballasts ?

Alexis Fléchier - Tout à fait, ce sont avant tout des bateaux de plaisance disposant de 9 ou 12 places assises, de la place pour mettre une glacière, un top bimini ; ils disposent aussi de moteurs assez puissants : en série, ils sont dotés d'un Crusader Challenger de 5.7l et 350cv, sachant qu'il est possible, en option, de choisir un Mercruiser de 6.2 litres !! 

Quel est l'accueil reçu depuis que Bayliner a racheté la marque et la commercialise ?

Alexis Fléchier - Pour l'instant l'accueil est très bon  ! Nous avons officiellement lancé Heyday au Salon de Düsseldorf cette année, il y a donc encore un petit peu d'historique qui nous manque, mais nous avons un très bon retour des concessionnaires, du fait d'une offre unique et très bien positionnée en terme de prix !!

Justement, quel sont les prix de ces deux modèles ?

Alexis Fléchier - Le prix du WT1 commence aux alentours de 50-55 000 euros, sachant qu'à ce prix en standard, il y a déjà un régulateur de vitesse, le système de ballasts, la tour de wakeboard, un matériel correct pour s'amuser. Le WT2 débute pour sa part aux alentours de 60-65 000 euros.

Avec Heyday, Bayliner souhaite s'imposer sur le marché des bateaux de wakesurf-wakeboard

La différence entre wakesurf et wakeboard

Le wakesurf se pratique sans palonnier ; le rider surfe sur la vague du bateau en se détachant après le départ, tandis que le wakeboard se pratique en restant attaché au bateau et en faisant des sauts, des figures, et ce un peu plus loin du bateau que le wakesurf. On utilise en fait la vitesse du bateau pour le wakeboard, alors qu'on utilise la vague du bateau comme traction pour le wakesurf.

 

Avec Heyday, Bayliner souhaite s'imposer sur le marché des bateaux de wakesurf-wakeboard

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