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A Bormes-les-Mimosas, le port de plaisance pense à l'écologie

Après avoir acquis la certification « Ports propres », le Yacht Club International de Bormes-les-Mimosas veut désormais approfondir sa démarche environnementale en en alliant activités portuaires et préservation de la biodiversité marine.

A Bormes-les-Mimosas, le port de plaisance pense à l'écologie
A Bormes-les-Mimosas, le port de plaisance pense à l'écologie
A Bormes-les-Mimosas, le port de plaisance pense à l'écologie

Soutenu par l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et la région Provence Alpes Côtes d'Azur, le projet reFISH consiste à mettre en place et évaluer des nurseries artificielles qui imitent les herbiers de posidonie. Ces nurseries permettront d'offrir un refuge aux juvéniles de poissons avant de rejoindre des populations adultes plus au large. 

L'installation de 25 m² de nurseries artificielles s'inscrit dans la continuité de la démarche du YCBM visant à améliorer la qualité environnementale du port de Bormes-les-Mimosas (certification européenne « Ports propres »).

Cette expérimentation fait déjà l'objet d'un suivi vidéo et en plongée. Les premiers résultats, encourageants, montrent que ces dispositifs reFISH ont permis de multiplier par 3 l'abondance moyenne de juvéniles, en plus de l'apparition de quelques mérous bruns. 

Tout le projet reFISH repose sur l'objectif de restaurer la qualité du milieu et optimiser le potentiel écologique des infrastructures portuaires. La biodiversité marine est en effet un enjeu majeur pour la région PACA, de par sa contribution directe ou indirecte à de nombreuses activités socio-économiques : la pêche représente pas moins de 400 millions d'euros sur les côtes méditerranéennes françaises ; la plongée, 38 millions, et les fonds marins marins préservés participent aussi à l'attractivité de l'industrie touristique.

Cette démarche est d'autant plus importante que le littoral de la région PACA française a un taux d'artificialisation de près de 20 %, soit le double de la moyenne observée sur les côtes méditerranéennes françaises. Cette artificialisation a entraîné la destruction des habitats côtiers et la dégradation de la qualité de l'eau. 

Le suivi du dispositif reFISH se terminera en automne 2017 pour observer l'installation de nouvelles espèces pendant l'été. Un rapport final d'évaluation est prévu début 2018. 

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