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Météo complexe entre Concarneau et Dieppe pour la dernière étape de la Solitaire Urgo le Figaro

Les 43 skippers se sont élancés aujourd'hui à 15h 07 pour la quatrième et dernière épreuve de la Solitaire du Figaro 2017. Les figaristes effectueront 505 milles entre Concarneau et Dieppe, avec une météo qui s'annonce complexe. L'arrivée est prévue au milieu de la nuit de jeudi à vendredi.

Météo complexe entre Concarneau et Dieppe pour la dernière étape de la Solitaire Urgo le Figaro
Météo complexe entre Concarneau et Dieppe pour la dernière étape de la Solitaire Urgo le Figaro

Cette quatrième épreuve ne comportera pas de parcours côtier pour les marins mais juste une bouée de dégagement dans la baie, avant de laisser à bâbord la cardinale Linuen et de se diriger vers la Basse Jaune (Glénans), bouée Radio France de cette étape. La flotte contournera ensuite l'archipel par le Sud jusqu'à Penmarc'h.

Les skippers devront compter sur une progression lente en début de course, avec du louvoyage et des petits jeux de placement ; les premiers écarts se creuseront sûrement lors de cette partie qui sera sans doute complexe pour les bizuths. 

La route conduisant à l'Occidentale de Sein est plutôt ouverte et laissera plus de champ d'action aux figaristes, dans une zone où le courant est toujours soutenu, même en période de mortes-eaux (coefficient 50). Ils rejoindront par la suite le chenal du Four où ils devront compter sur un vent qui se renforcera au petit matin. 

Entre le phare du Four et celui de Wolf Rock, un résidu de houle d'Ouest pourrait créer des conditions assez désagréables, et les marins devront assurer un pilotage assez technique avec un vent soutenu à 15-20 nœuds. La traversée entre Owers et Antifer, dernière grande marque avant la remontée vers Dieppe, devrait être rapide et sous spi. 

Les skippers :


Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), 3ème au général, à 1h 01 du leader :

« Je suis confiant. J’ai une situation plus facile que les deux leaders qui ont tout à perdre. On part sur une étape longue qui va être complexe, ouverte, tous les ingrédients qui me plaisent. Les 48 premières heures notamment vont être compliquées avec un cocktail détonnant de vent faible et de courant fort. En étant percutant sur le début de course, il y aura moyen de faire de l’écart. Ensuite, comme on fait de l’Est dans la Manche,  le courant s’inverse d’abord sur l’arrière de la flotte et les écarts ont toujours tendance à augmenter. C’est clair que cette étape est un gros morceau, peut-être le plus gros morceau de cette Solitaire ». 

Xavier Macaire (Groupe Snef), 9ème au général, à 2 h 24 du leader :

« J’aborde l’étape sans regarder le classement. Je vais essayer de faire une belle navigation, être rapide, établir une bonne stratégie, si je fais tout ça comme il faut, je grappillerai sans doute une ou deux places, peut-être trois et si j’échoue, je perdrai clairement au général ! Il y a toujours une possibilité qu’il se passe quelque chose d’extraordinaire, mais je n’y pense pas trop. Le quatuor devant est très solide. Nico l’a prouvé, c’est l’homme de la situation, Adrien est rapide et tenace, il sait oser et souvent intelligemment. Quant à Charlie et Sébastien, ils vont aussi très vite, notamment au près, ce qui n’est pas toujours mon cas. J’ai des très bons pics de vitesse au portant, mais au près c’est un peu plus aléatoire. Ce qui m’a bluffé quand j’étais au contact avec Adrien et Nico, c’est leur régularité. Ils n’ont pas de manque. »

Damien Cloarec, SafeRail, 7ème au général, à 2h18 du leader :

« Ça va être long. Je vois une arrivée vendredi, cela fera quatre jours de mer. Il n’y aura pas de beaucoup de vent et beaucoup de près. La sortie de la baie de La Forêt se fera avec un thermique, puis on aura du Nord-Est la nuit le long de la pointe bretonne. Ce sera du reaching pour rejoindre Wolf Rock, et ensuite du près le long des côtes anglaises avec 20 nœuds. Ça mollira en approche de l’île de Wight sous spi, et puis ce sera du près jusqu’à A8. La fin à Dieppe n’est pas encore très claire. Je suis content de repartir en mer sur cette course de dingue. Je croque chaque instant depuis le début de La Solitaire. Je me dis à chaque fois que j’ai une chance énorme d’être là ! »

Benjamin Dutreux, Sateco, 11ème au général, à 2h25 du leader :

« Ça ne s’annonce pas simple et les routages annoncent une longue étape. Mentalement, il va falloir rester calme et ne pas s’énerver. Il y aura des passages clés, notamment avant la chaussée de Sein, car il y une zone sans vent avec du courant, et le vent tournera à l’Est. Il ne faudra pas passer le Four en retard. Et puis, toutes les pointes anglaises sont source de gros écarts de temps. Il faudra être dans le bon timing, ça va être tactique et intéressant. Il y aura beaucoup de près je pense ! Il faudra bien se concentrer sur la météo. J’aime de plus en plus les longues courses, j’aime être au large, donc cette étape me convient bien… Je joue entre la 7e et l4e place, mais je ne me focaliserai pas sur mes adversaires. »


Tanguy Le Turquais, Nibelis, 15e au général à 2h40 du leader ::

« J’ai fait un peu de météo ce matin, cette étape s’annonce super bien ! Ce sera un peu compliqué de quitter la pointe bretonne, ensuite la première traversée de la Manche sera simple avec du vent d’Est au reaching. Pour le reste, c’est encore indécis. On a du beau temps et le parcours est magnifique. J’ai l’impression d’aller participer à une finale d’un tournoi du grand chelem. Je suis bien dans ma tête, la troisième étape m’a remis en confiance. Je reviens dans le match avec Julien (Pulvé) et Pierre (Le Boucher) qui n’est pas loin, Milan (Kolacek) non plus. Sur ce genre d’étape, on peut s’attendre à tout. Avec la fatigue accumulée, les deux traversées de Manche, la pétole et le courant, il peut y avoir de sacrés écarts. Il faut que je gagne l’étape en Bizuth, c’est le plus important. »

Anthony Marchand (Ovimpex- Secours Populaire) 34ème au général, à 8h39 du leader :

«  Faire un coup ? C’est dangereux en Figaro ! Je navigue plutôt centré sur le plan d’eau, je vais faire comme je sais faire, petit coup par petit coup pour faire une belle place. Y a as de miracle, juste une micro-bataille avec Erwan (Tabarly) et l’envie de se faire plaisir de montrer à la fin que sans mon souci de grand voile sur la première étape, je jouais dans les 5 ou les 10. J’attends ce soir pour regarder la météo car j’étais en mode récup’. Avec mon souci de grand voile, je suis arrivé à Gijón la veille du départ, ensuite, on n’a eu qu’une journée ici. Ce que je sais, c’est que l’arrivée à Dieppe sera compliquée, et je plains ceux qui jouent pour le général. On a le souvenir où le classement s’est complètement décidé ici. Ça bougera dans les 10, c’est certain. Quant à Nicolas, je pense qu’il sera vraiment très dur à battre parce qu’il est rapide tout le temps. Il a aucun trou et mérite cette Solitaire ».

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