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A Rumbo Libre au Pérou - une journée avec Romain Gindre, de Globe Sailing, à Lima

clemence rebours - vignette actunautiqueInstallé depuis 6 mois à Lima, le directeur de Globe Sailing y a créé un job sur-mesure sur un continent où le nautisme commence a émerger et à faire des émules parmi les classes sociales dirigeantes.

 

 

Pour ActuNautique, Romain décrit une journée typique de sa nouvelle vie de citadin péruvien :

 

Réveil, 6h30, il fait gris. Normal. Je commence immédiatement à travailler avec la France. Beaucoup de bateaux ont été vendus là-bas et beaucoup d'équipements sont français. Puis mon associé est encore basé là-bas (NDLR : pour communiquer avec le Pérou et la France, Romain jongle avec un téléphone normal, un téléphone qui fonctionne comme une VHF - très développé en Amérique du Sud - et Skype). Vers 9h, Jean-Marie, que j'ai embauché il y a deux mois pour me seconder, arrive, on passe environ une demie-heure à se briefer sur la journée. Ces temps-ci, je me mets au surf. Une matinée de temps en temps, je passe donc une petite heure à "correr la ola", à 10 minutes à pieds de chez moi. En passant pour l'instant plus de temps sous la planche que dessus... :-)

 

Vers 9h30, on décolle. Direction le port, on en a pour 45 minutes de taxi pour parcourir les 15 km qui nous séparent du Callao, vivement la 3x3 voies de la côte…

 

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Enfin, on arrive à La Punta. Pour entrer dans l'enceinte du port, il faut signer. Les bateaux étant au mouillage, on appelle la lancha ou l'un des marins pour qu'il vienne nous chercher. Là, chacun part de son côté. Je démarre le tour des bateaux. Une fuite de fuel, un appareil en panne… Je travaille avec les capitaines et les marins pour les conseiller sur la partie technique des réparations. Je les aide, en gardant toujours à l'esprit que l'objectif est qu'ils apprennent à être totalement autonomes. Si la réparation nécessite l'intervention d'un pretataire externe, je prends contact avec lui et supervise l'organisation des travaux. Une fois par semaine, on fait une séance d'enseignement theorique ou pratique avec chaque équipage. Sur les pontons, je croise régulièrement les propriétaires qui ont toujours besoin d'un conseil, d'une info, ils ont plein de projets, et donc de questions, en tête. Enfin, je passe aussi pas mal de temps avec les responsables de la marina, nous échangeons notamment sur les techniques utilisées dans les autres pays afin d'optimiser le fonctionnement du YCP.

 

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Vers 14h, j'essaye de retourner au Yacht Club, pour me connecter à Internet. J'aimerais dire que je passe déguster un "ceviche" au mercado d'à côté mais la vérité, c'est qu'une fois que je commence à bosser, je ne m'arrête pas. Puis je retourne sur les bateaux. Une incroyablement grande partie de mon temps est consacrée à me battre avec les prestataires extérieurs qui ne viennent pas : "Oui, oui, j'arrive dans 10 minutes", "En fait dans une heure !", "Ah non finalement, je passerai demain !".

 

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Vers 17h/18h, je quitte le port. Je négocie avec 3,4,5 taxis avant de trouver le bon. Une fois rentré, je me remets à l'ordinateur pour faire la synthèse de la journée : compte-rendu de ce qui a été fait aux propriétaires, pièces à acheter, mails à envoyer… puis je m'attaque au travail moins immédiat, comme la préparation du prochain voyage d'un propriétaire, par exemple. C'est surtout le moment ou je me dédie au développement de la structure : projets lancés, comme la distribution des marques, projets à lancer, RDV avec mes associés péruviens… Je n'ai pas le temps de m'ennuyer !

 

J'arrête de travailler vers 21h, quand j'ai de la chance ! Les 6 premiers mois de mon installation, j'ai travaillé tous les jours, sans prendre de congés. Depuis que la période de été/printemps est passée, et surtout depuis l'arrivée de Jean-Marie, je commence à respirer davantage et à profiter de la ville, que j'aime beaucoup…

 

Ce que tu aimes le plus dans cette vie péruvienne : L'ambiance si particulière de l'Amérique du Sud : les gens sont sympas, accueillants. Puis j'adore la langue (que j'ai apprise sur le tas). Et enfin, la gastronomie péruvienne (ah le ceviche… ) je ne pourrais pas vivre dans un pays où je ne mangerais pas bien.

 

Le moins : Le trafic et la pollution, bien sûr. La "néblina", brume permanente : on ne voit jamais le soleil ! Puis l'eau est froide et il y a des méduses.

 

Laissons Romain et prenons la route vers Arequipa...

 

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C. Rebours

"A Rumbo Libre en Amérique du Sud"

 

=> Suivre la périple de Clémence : l'Amérique du Sud en vélo...

 


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