ActuNautique.com

Après Barcelone, cap sur Alicante pour Capucine Trochet et Tara Tari

Pour Capucine Trochet, la jeune navigatrice qui vient de se lancer dans une traversée de l'Atlantique sur Tara Tari, l'aventure méditerranéenne se poursuit, qui doit lui permettre de s'acclimater au bateau et d'y apporter les réglages qu'elle souhaite pour la traversée, avant de rejoindre l'Atlantique.

 

Après son départ de La Ciotat et une première étape vers Marseille, la seconde étape de son périple, qui devait initialement la conduire à Sète s'est poursuivi jusqu'à.. Barcelone !

 

Tara-Tari-entre-Marseille-et-Barcelone.JPG

Une navigation de 5 jours pour un changement de programme principalement dû à des raisons liées à la météo comme elle nous l'explique : "Tout s'est très bien passé pour cette première étape. J'étais toujours accompagnée par Maxime Dreno qui repart en France depuis Barcelone. Nous avons longé les côtes sans prendre le risque de traverser le Golfe du Lion, car en Med, on passe vite d'un extrême à l'autre... Par exemple, le lendemain de notre départ de Marseille, nous étions devant Sète : grosse pétole et hop, une journée complète devant la ville ! C'était pénible, mais comme le moteur nécessitait une petite réparation, finalement, c'était bien pratique ! Lorsque la nuit tombe, j'apprends par Gérald, mon routeur, que le vent va se lever et monter force 7. Et effectivement, le vent s'est levé d'un coup. Nous avons voulu nous mettre à l'abri, au port de Sète mais un message de mon routeur m'indiquant que c'était très fort plus loin des côtes m'a rassurée et j'ai pris la décision de continuer. En longeant les côtes tout le temps, nous avons pu progresser régulièrement."


Des journées de navigation qui ont vu alterner des phases de vent fort mais aussi beaucoup de... pétole, un passage délicat du Cap Creus, et de bons surfs à 6 noeuds.

 

Capucine-Trochet.JPG

Capucine Trochet nous résume la situation "De bons surfs à 6 noeuds et des moments sans vent à 0 noeud. Il faut s'adapter et faire preuve de patience, car la Méditerranée aime jouer avec les nerfs : rester tranquille quand ça souffle très fort et rester tranquille quand ça n'avance pas du tout pendant des heures et des heures".

 

A deux sur Tara Tari, on ne fait que se croiser : "nous avons fonctionné par quart, donc quand l'un barrait, l'autre dormait. Et les nuits sont longues en hiver. Le rythme est soutenu. En gros, on a fait des quarts de 2h00".

 depart-de-Barcelone-pour-Tara-Tari.JPG

A Barcelone, l'objectif de Capucine Trochet était de finaliser la préparation de Tara Tari afin de repartir en configuration transat. Un programme donc chargé pour la jeune navigatrice et totalement atteint mais rendu plus difficile car il faut bien l'avouer, elle galère un peu pour boucler son budget, en particulier acheter sa carte irridium ! (si vous pensez d'ailleurs pouvoir l'aider n'hésitez pas à la contacter : whereistaratari@gmail.com).

 

Après une petite semaine à Barcelone, le 3 décembre dernier constituait un nouveau grand départ pour Capucine Trochet : sa première étape en solo, jusqu'à Alicante cette fois-ci, soit 6 jours de navigation...

 

Une étape que Capucine nous décrivait avec beaucoup d'excitation au moment du départ : "La fenêtre est bonne, mais il y a 2 passages un peu chauds jusqu'à Alicante : le delta de l'Ebre et le cap de la Nao, juste au nord d'Alicante.. et du vent fort possible... je vais devoir être bien vigilante".

 

"Il est 15h et je vais quitter Barcelone dans des conditions bien agréables. Tout va bien, tout va mieux. Je dis tout va mieux parce qu'hier soir, j'avais le ventre un peu noué. C'est un peu la même chose avant tout départ du ponton. Un petit stress certainement utile. "Est-ce que j'ai fait tout ce que je devais faire?" je lis et relis la liste des choses "à faire à La Ciotat"  - enfin le La Ciotat est barré au crayon par un "Marseille" lui même raturé au profit d'un "Barcelone". Bref, je sens que la liste va me suivre un moment, car je note "Alicante" dans le coin de la page...". 

 

Tara-Tari-Barcelone-Alicante.JPG

Partager cet article

Commenter cet article