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Aquarelle.com remporte la première étape de la course Les Sables-Horta-Les Sables

En franchissant la ligne à 3h 17mn 30s (TU), Yannick Bestaven et Christophe Bouvet ont concrétisé leur domination sur cette étape aller entre Les Sables d'Olonne et Horta. Ils possèdent environ 25 milles d'avance sur leur poursuivant immédiat, Groupe Picoty de Jacques Fournier et Jean-Edouard Criquioche. Interview des deux navigateurs dès leur arrivée au ponton à Horta.

 

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Ils arrivent sur le ponton d’Horta, heureux d’en avoir terminé, rincés au sens propre comme au figuré, mais la victoire efface bien des fatigues. Pour les deux navigateurs, ce résultat vient récompenser la volonté d’avoir su, depuis quelques années, affronter des vents contraires à côté desquels ces quelques jours de près sembleraient presque une sinécure. La découverte des Class40, la pratique de la navigation en double, sont autant de plaisirs retrouvés avant de découvrir les charmes des Açores à la sortie de la nuit.

Vivre penchés
Tout commence dans le golfe de Gascogne dès lors qu’il s’agit d’affronter la première dépression qui vient sur la route des concurrents. Faisant fi des classements, le tandem d’Aquarelle.com décide de se positionner au nord de la flotte de manière à négocier au mieux le passage du premier front à la longitude de la pointe de l’Espagne. La route nord est, sans conteste, plus âpre, plus ventée, mais elle permet de se placer en position favorable pour le long bord de près qui va mener la flotte vers l’archipel açorien. La suite de la course est plus monotone : il faut tenir face au vent sur un même bord tribord amure pendant des heures et des heures. A vivre comme des dahus à qui l’ont infligerait toutes les trois minutes une douche d’eau de mer, les deux navigateurs font vite le choix de faire confiance à leur pilote, d’autant que l’hydrogénérateur conçu par Yannick leur permet d’obtenir toute l’énergie nécessaire. A peine une heure de moteur sur l’ensemble de la traversée, le chiffre marque bien combien l’invention va révolutionner le petit monde de la course au large.

Une arrivée en mode Figaro
Mais, comme il faut bien douter un peu, l’arrivée sur l’archipel des Açores va remettre un peu de piment dans la course. Dans des vents mollissant, le tandem va construire un peu plus sa victoire en adoptant le mode Figaro sur les dernières vingt-quatre heures de course. A peine une heure de sommeil chacun, la nuit précédente, les deux hommes savent que, dans les airs de plus en plus variables rencontrés aux abords de l’archipel, c’est dans ce type de conditions qu’une victoire se dessine. Pendant vingt-quatre heures, ils ne vont pas ménager leur peine, jouer avec les bascules, ne rien lâcher au niveau des réglages. Au bout du compte, leurs efforts sont récompensés dès lors qu’ils doublent la pointe ouest de l’île de Sao George. Il ne reste plus qu’à Aquarelle.com d’avaler des derniers milles qui les séparent d’Horta. C’est chose faite et bien faite quelques heures plus tard à 3h 17 mn et 30s à 7,14 nœuds de moyenne.

Ils ont dit :
Yannick Bestaven (Aquarelle.com)
« C’est clair que les classements du début n’étaient pas en notre faveur, mais on savait ce qu’on allait chercher en allant au nord. On avait nos trajectoires clairement définies dès le départ. Après il fallait tenir. On a parfois chargé le bateau par moment, parce qu’on ne le connaissait pas encore très bien. On allait sur cette course pour apprendre à connaître le bateau, donc on ne peut qu’être satisfait. D’arriver ici, ça donne envie d’aller voir ce pays. On a quand même quelques bricoles à réparer avant l’étape retour. L’avantage d’être en double, c’est aussi la possibilité de mener le bateau à 100%. Sinon, ces bateaux sont exceptionnels : ils vont vite, sont légers et restent à taille humaine.»

Christophe Bouvet (Aquarelle.com)
« C’est la pure étape de bourrin comme en Figaro. C’est vrai que ce n’est pas la plus agréable des situations, mais c’est la course. Pour l’hydrogénérateur, je le connaissais par Yannick, je l'ai vu en fonctionnement et le résultat, c’est pas de moteur. A partir du moment où on l’a mis en route, on ne s’est plus préoccupé des questions d’énergie. Le double c’est vraiment bien. Même si le solitaire c’est top, parce que ça t’oblige à te dépasser. Le double offre la possibilité d’échanger, de confronter ses idées. Et puis avec un bon équipage, on va au bout du monde. »

 

 

Info - service presse course

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