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Aux Sables d'Olonne (85), les catamarans Lagoon victimes de leur succès... et des tempêtes

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Le port des Sables d'Olonne encombré de catamarans ne pouvant partir en livraison, du fait des tempêtes successives !

 

Faut-il y voir la rançon du succès pour la marque Lagoon, le leader mondial des catamarans de plaisance à voile, filiale du groupe Bénéteau ?

 

Olivier d’Enquin, en charge des livraisons des catamarans de la marque bordelaise, construits à l’usine de Belleville-sur-Vie, en Vendée (dont la taille est comprise entre 12 à 15 m), est un peu débordé : une trentaine de catamarans Lagoon se sont en effet accumulés dans le port des Sables d’Olonne depuis 2 mois, en attendant de pouvoir prendre la mer pour rejoindre leurs propriétaires. Sans compter les 15 autres bateaux eux aussi vendus mais pour l’instant toujours à terre, en attente d’être mis à l’eau...

 

En effet, même si le responsable des livraisons aimerait que la situation se décante, on est plutôt heureux chez Lagoon de constater que la marque est victime de son succès, cette situation reflétant plutôt un signe de bonne santé économique !

 

En temps normal, guère plus de 12 navires se côtoient au ponton « Lagoon », avant de prendre la mer pour rejoindre leurs propriétaires. A ce jour, et depuis le 17 décembre, 30 bateaux, dont la livraison a été effectuée, n’attendent qu’une fenêtre météo clémente de 2 à 3 jours pour pouvoir partir. 

 

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Le problème ? Des fenêtres météo d’une journée seulement : insuffisant pour traverser le Golfe de Gascogne !!

 

La météo difficile que l'on connaît depuis des semaines ne laisse pas en effet de portes de sortie suffisamment importantes pour donner aux équipages professionnels le temps nécessaire pour traverser le Golfe de Gascogne. 

 

Car il faut deux à trois jours pour « dégolfer », et depuis décembre, force est de constater que les conditions météorologiques n’ont pas laissé plus d’une journée d’affilée de répit.

 

"Je n’ai jamais vu ça depuis 8 ans que j’occupe ce poste ! La situation est très compliquée, d’un point de vue logistique déjà, et puis les skippers et propriétaires s’impatientent", raconte Olivier d’Enquin sur ActuNautique.com.

 

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Toute cette agitation un peu exceptionnelle a quand même un côté convivial, puisque depuis deux mois, de nombreux équipages de toutes nationalités se côtoient sur les pontons du port des Sables d'Olonne, dormant à bord en attendant leur hypothétique départ.

 

Ainsi, en passant près des pontons, il n'est pas rare d'entendre parler grec, russe, turc, portugais, croate, espagnol, canadien, anglais, allemand… Certains des skippers, n’en pouvant tout de même plus d’attendre, se sont octroyés quelques jours ou semaines aux sports d’hiver, histoire de profiter agréablement de la situation !

 

Mais globalement, tous ont quand même hâte de quitter le port des Sables, si agréable soit-il, pour mener à bien la mission qui leur a été confiée : convoyer un bateau à bon port, jusqu’à son propriétaire.

 

Et ce ne sera pas avant une semaine, après le passage... d’Andrea !

 


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janneau 03/03/2014 18:16

Pas très surprenant puisque les "pro" du convoyage Français ont brulé le code du travail maritime en proposant des convoyages avec "frais défrayés" (sur ce site meme) ou meme on réve ! en demandant
une participation aux frais au co convoyeur alias l'équipier !et ont de la sorte cramé leur profession...
jamais vu de copilote sur un avion "défrayé" de ses frais !

Marty 01/03/2014 12:10

bien dit mon Christophe !!!! il faut le savoir

Christophe VIGNAUX 01/03/2014 11:52

Je suis surpris de ne pas voir de français dans votre liste de nationalités en attente de départ. Il serait juste de préciser que beaucoup de bateaux partent à l'étranger avec des skippers
professionnels français, certains mêmes, ils sont plus rares mais j'ai la chance d'en faire parti, partent avec des contrats de travail français et çà de nos jours c'est un vrai luxe.