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Bugaled-Breizh - la piste du sous-marin français refait surface

Dans un article paru dans les colonnes de notre confrère Le Télégramme, Andrew Lawrence Coles, le commandant du sous-marin nucléaire britannique Turbulent soupçonné d'être à l'origine du naufrage du chalutier français Bugaled-Breizh au large de la Grande-Bretagne, causant la mort de 5 marins, s'est exprimé pour la première fois sur ce sujet.

 

Jusqu'à présent, l'officier n'avait pu le faire, du fait d'ordres reçus de sa hiérarchie. aussi, est-ce par le biais de son épouse qu'il a donné des précisions troublantes.

 

HMS Turbulent

 

Selon lui, le jour des faits, son bâtiment était à quai, suite à un problème de propulsion. En Janvier 2004, le Turbulent participait à des manoeuvre de l'Otan et devait incognito, infilter un exercice naval, au large des côtes de la Cornouaille.

 

L'officier s'interroge sur le fait que 9 ans après le drame, les autorités françaises n'ont toujours pas révélé être au courant que son navire était immobilisé le jour de l'accident et précise que ce même jour, un autre sous marin nucléaire, le français Rubis, se trouvait sur zone...

 

Qui dit la vérité ? Le Turbulent était-il vraiment à quai ou infiltrait-il au contraire l'exercice naval ? Le Rubis est-il impliqué ?

 

Il est navrant de constater que 9 ans parès les faits, l'opacité du secret défense de deux nations amies, bloque le bon déroulement de la justice et ne permette pas de connaître la vérité à laquelle les familles des victimes aspirent.

 

 

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photo - HMS Turbulent - Royal Navy

 

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Xavier 04/01/2013 22:24

c'est une nouvelle intéressante, mais si le Turbulent était à quai, l'Amirauté n'aurait aucune raison de laisser son bâtiment servir de bouc émissaire dans cette histoire.
En tout cas, cela ajoute une pièce de plus au puzzle.