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Directive soufre - la mise en application aura bien lieu en 2015

Echec de la diplomatie française sur la directive soufre, qui avait tenté d'en reporter la date de mise en application. Les écologistes rassurés, les armateurs inquiets...

 

En terme diplomatique, on appelle cela un camouflet : la Commission Européenne vient en effet de décider, en fin de semaine dernière, qu'elle n'autorisarait aucun pays de l'Union, à demander une exemption à L'Organisation Internationale Maritime, concernant l'application de la directive soufre.

 

Ce qui signifie que cette directive s'appliquera donc à compter du 1er janvier 2015 en Manche, Baltique et Mer du Nord.

 

Cette directive prévoit d'abaisser le taux d'émission de soufre des navires de commerce à 0,1% en Baltique, en Manche et en Mer du Nord en 2015, et à 0,5% pour l'ensemble des eaux, entre 2020 et 2025. Fait relativement rare, cette directive ne s'applique pas seulement aux navires neufs, mais à l'ensemble des navires déjà en service, ce qui inquiète fortement les armateurs. Du fait du coût dudit carburant mais aussi de sa faible disponibilité et de solutions techniques pas encores validées, en particulier, le passage les navires au gaz naturel liquéfié, ce qui exige du temps et de forts investissements.

 

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Depuis des mois, les armateurs français étaient montés au créneau, demandant un report de la date d'application de cette directive afin de trouver des solutions techniques.

 

Dans ce dossier, la diplomatie française vient donc d'essuyer un échec d'autant plus inquiétant qu'elle n'a pas su rallier les autres pays de l'Union à son projet, pays pourant soumis aux mêmes contraintes. Un refus qui ouvre la possibilité soit, à des aides directes aux armateurs, soit à des reports de 18 mois, en cas de test de nouvelles technologies sur des navires.

 

Dans ce contexte, les armateurs français demandent des mesures concrètes, en particulier en faveur de la filière GNL.

 

Un fait semble certain : les pays européens qui passeront le cap de la directive soufre seront ceux qui investiront, tant en R&D qu'en infrastructures... 

 

 

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