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Transat AG2R - Interview de Germain Kerleveo et Jean-Sébastien Henry à H-48

L’horloge tourne inexorablement et dans 48 heures, les 16 duos s’élanceront sur l’Atlantique avec tous le même objectif, arriver à Saint-Barthélemy.Mais avant le coup de canon libératoire, samedi 21 avril à 13h, les 32 marins présents à Concarneau depuis le week-end dernier, occupent leur temps de différente manière.

Chez les équipages professionnels, les préparateurs vérifient, contrôlent et organisent le bateau afin que tout soit en place et que l’inattendu n’ait pas lieu tandis que chez les amateurs, les marins doivent souvent composer eux-mêmes.

voilier Armor-Lux---Clown-a-l-hopital

Parmi ces derniers, Germain Kerleveo et Jean-Sébastien Henry, sur Armor-Lux / Clown à l'Hôpital ont bien voulu nous ont accordé quelques instants dans leur emploi du temps serré...

 
Dans quel d’état d’esprit vous trouvez-vous à deux jours du départ ?
"Je suis un peu stressé, et ce, pour différentes raisons. D’une part, à cause de la météo. Nous allons entrer assez vite dans le vif du sujet. La transition entre la vie à terre et celle en mer s’annonce assez brutale. D’autre part, nous avons encore pas mal de choses à faire pour finir de préparer le bateau. Hier, nous n’avons pratiquement pas pu mettre les pieds sur le bateau en raison des différentes sollicitations, celles des journalistes notamment. Cela, nous ne l’avions pas vraiment anticipé. Du coup, nous sommes un peu en retard et c’est un peu de stress supplémentaire. Avant d’arriver à Concarneau, nous nous étions dit qu’il fallait que tout soit prêt avant mais nous nous sommes laissé prendre par le temps…"
 
Comment gère t-on les 48 dernières heures avant le coup de canon ?
"Nous déléguons pas mal. Marion, ma femme, s’occupe de l’avitaillement, en particulier le frais et les trucs de dernière minute. Hier, c’était la journée des enfants et nous avons passé du temps avec eux. De fait, nous représentons l’association Clown à l’hôpital. Tout ça est super mais forcément un peu chronophage. À 48 heures du départ, Armor-Lux a décidé de faire partie de notre aventure. Pour nous c’est génial car nous ramions depuis un an afin de boucler le budget. Cela va nous permettre de partager la course avec de nombreux enfants.
Pour ce qui est du sommeil, au départ l’idée était de recharger les batteries au maximum avant la course. On se disait qu’on se coucherait tôt par exemple. En réalité, depuis une semaine, il nous est impossible de dormir. C’est notre première transat… forcément, nous avons un peu d’appréhension et les conditions annoncées ne font que renforcer ce sentiment."
 
Est-ce que le fait de partir en double rend les choses un peu plus faciles ?
"Clairement. L’avantage, n’ayant pas de préparateur, c’est que nous pouvons diviser les tâches par deux. Ça, c’est vraiment super. De plus, c’est rassurant. C’est bon de savoir que si on est dans le rouge 24 heures après le départ, on va pouvoir aller se coucher pendant que l’autre va gérer. En tous les cas, là, nous n’avons qu’une seule envie, passer la ligne et partir".
 
 

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