ActuNautique.com

Hommage pour les 100 ans du naufrage du sous-marin Vendemiaire

hommage-sous-marin-vendemiaire.JPG

Il y a cent ans, le 8 juin 1912, le sous-marin Vendémiaire disparaissait avec ses 24 hommes d'équipage au cours d'un exercice au large de la pointe de la Hague.

 

Le vice-amiral d'escadre Bruno Nielly et Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux affaires européennes et député-maire de Cherbourg, avec la section Ondine de l'association générale amicale des sous-mariniers (AGASM), ont rendu un hommage particulier le samedi 9 juin 2012 aux victimes de cet accident. Aux côtés des familles, des élus et des porte-drapeaux, une délégation de l’équipage rouge du SNLE Triomphant avait fait le déplacement de Brest.

Après le discours du contre-amiral Blanc, président de l’AGASM, le maire de la commune d’Auderville a dévoilé une plaque scellée au pied de la croix de granit alors qu’en mer des fleurs étaient jetées par le canot de la SNSM à proximité du lieu de l’accident où s’était positionné le remorqueur Abeille Liberté.

L’accident s’est produit le 8 juin 1912 au cours d’un exercice de grande ampleur auquel participait une dizaine de sous-marins et plusieurs navires de la Marine nationale.

Les sous-marins de type Narval étaient en partie construits à Cherbourg. Pourvus d’une double coque, ils mesuraient 51 mètres de long et déplaçaient 400 tonnes. Ils étaient dotés de chaudières à vapeur pour la navigation en surface et de deux moteurs électriques pour les plongées. À l’occasion d’une escale de la troisième escadre à Cherbourg, un exercice majeur avait été programmé. Le Vendémiaire, le Messidor et le Prairial avaient appareillé de Cherbourg pour une patrouille de nuit, leur mission consistant à localiser et à attaquer une flotte composée de six cuirassés et de trois croiseurs.

Au petit matin, le cuirassé Saint-Louis, en tête de l’escadre, arrivait aux abords du raz Blanchard quand, devant son étrave, un sous-marin faisait surface. Le choc fut très violent. Le Vendémiaire, coupé en deux, coula par 53 mètres de fond. Malgré les moyens de sauvetage dépêchés de Cherbourg, aucun homme de l’équipage ne fut récupéré. Seul le quartier-maître Caugan, désigné pour assurer les vivres n’avait pas appareillé pour cette mission. Quelques mois plus tard, une croix en granit avec le nom des marins disparus avait été érigée à Goury, face à la mer. Chaque année, les membres de l’AGASM viennent honorer leur mémoire.

 

source et photo - Marine Nationale

Partager cet article

Commenter cet article