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Interview - Pascal Conq nous présente le POGO 50

clemence rebours - vignette actunautiqueA l'occasion du Rallye de l'ARC 2012, Pascal Conq du cabinet d'architecture Finot-Conq, nous présente le POGO 50, un bateau conçu par son cabinet et construit par le chantier Structures, dont un exemplaire s'aligne au départ de ce rallye transtlantique.

 

Pascal Conq (Finot-Conq), nous sommes à Las Palmas, sur le premier POGO 50 jamais construit, qui s’aligne au départ de la course de l’ARC, à destination de Santa Lucia. Pascal Conq, c’est le baptême du large pour le POGO 50 ?

 

Pascal Conq – L’ARC est un rallye, le meilleur moyen de rejoindre l’autre côté en sécurité avec beaucoup de bateaux, c’est surtout pour cela que ça existe. Et après, on s’amuse comme on peut à aller le plus vite possible bien entendu mais attention. Le POGO 50 est un bateau de croisière, un bateau de large, hauturier, fait pour franchir les océans et musarder une fois l’étape réalisée. C’est pour cela qu’il a un faible tirant d’eau de 1,20m environ. Il peut donc se rapprocher de la côte, comme un catamaran. Et puis pour le large, pour traverser, alors là il dispose d’un tirant d’eau de 3,50m avec du plomb en bas !

 

Vous dites que le POGO 50 est un bateau de croisière mais il ne peut toutefois pas renier ses origines issues de la course !

 

C’est un bateau qui s’est effectivement inspiré de tout ce que nous avons conçu, appris, mis au point ! C’est un bateau qui s'est notablement assagi par rapport à un bateau de course, qui concilie espace et vitesse parce que étonnamment, cela va ensemble dans l’architecture navale, les bateaux volumineux allant vite et étant habitables. Son mât est raisonnable quand on voit sa silhouette, un peu en arrière, ce qui permet d’avoir un meilleur équilibre des voilures.

 

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Pascal Conq, vous avez l’habitude de dire qu’un plaisancier en navigation est confronté aux mêmes problèmes qu’un navigateur en solitaire, et qu’il lui faut donc la même réponse au même problème, mais avec bien entendu plus de confort !

 

Souvent, le père de famille sur son voilier est la seule personne compétente à bord. Il nous faut donc lui faciliter la vie avec un bateau équilibré, qui aille droit, qui n’aille pas au tas, comme un solitaire en course. Il a donc besoin d’enrouleurs, de winches situés sous la main. C’est en ça que cela se rapproche. Après bien entendu, un modèle de croisière sera moins puissant, manoeuvrable par toute personne. Sur le POGO 50, nous avons hésité à mettre des ballasts et y avons renoncé parce que le bateau est suffisamment puissant. Nous avons opté pour un mat pas trop haut, un mât reculé avec une voile à corne,  pour gagner de la puissance et de la stabilité dans les hauts.  On a autant de puissance dans la grande voile qu’à l’avant, il a une trinquette sur enrouleur comme les solitaires donc pas besoin de la hisser, elle est là, pareil pour le génois. On a un winch électrique central qui fait l’écoute de grande voile, le chariot de grande voile. 

Sous ses aspects sportifs, le POGO 50 est un bateau sage et très sécurisant pour son propriétaire. 

 

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Quel accueil a reçu le POGO 50 depuis son lancement ?

 

C’est un bon accueil car le premier modèle est sorti au mois de juillet et je crois savoir que le chantier Structures en a déjà  vendu  deux autres. C’est un très bon accueil pour un bateau sur lequel nous n’avons pas fait beaucoup de publicité.

 

Demain le POGO 50 s’élancera au départ de l’ARC 2012 dans la catégorie RACE, non affectée par le décalage du départ de la course à mardi. Le challenge est fort de battre le record de la course de 11 jours…

 

Nous avons pensé à 12 jours… 

 

Un jour de moins donc et le record tombe !

 

La fin d’une course est toujours plus difficile que son début. C’est exponentiel ! L’ARC sera surtout un grand moment de plaisir et de navigation pour tout l’équipage du bateau ! 

 

C. Rebours


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