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J-15 avant le départ de la 4ème édition des Sables - Les Açores - Les Sables

Dans maintenant 15 jours, la quatrième édition des Sables - Les Açores - Les Sables libèrera la flotte des quarante solitaires en route vers l’île de Faial et de cet anticyclone des Açores qui fait tant couler d’encre en refusant jusque-là de se porter à nos latitudes.

 

Plus grande course du circuit Mini après la Transat 6.50, Les Sables - Les Açores est une épreuve hauturière et sûrement la meilleure des préparations à une traversée de l’Atlantique. Un véritable rite initiatique.

 

Chaque étape correspond à un tiers de traversée de l’Atlantique, un peu plus que la première étape de la Mini-Transat.

 

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Mais c’est surtout la variété des conditions météorologiques que peuvent rencontrer les concurrents qui en fait tout son sel. Le golfe de Gascogne est, bien évidemment, le premier des juges de paix. Des Sables d’Olonne au cap Finisterre, les concurrents peuvent rencontrer toutes les conditions depuis des calmes assez fréquents à cette période de l’année à un puissant courant de sud-ouest.

 

En 2010, c’est ce courant de sud-ouest qui avait propulsé les concurrents à grande vitesse sur la route du retour, quand à l’inverse en 2008, il avait bousculé la flotte sur le parcours aller, obligeant la flotte à rejoindre Horta en plus de onze jours. C’est aussi cette incertitude qui fait le charme de l’épreuve.

 

Hypothèse optimiste : avec l’aide d’un bon vent portant, les Minis peuvent rallier les Açores en moins de six jours. Versant noir : si jamais les régimes d’ouest s’installent sur l’Atlantique, le pensum peut durer plus de dix jours. C’est aussi cette part d’incertitude que viennent chercher les solitaires : devront-ils savoir durer et s’économiser ou bien tout donner dans une course qui s’apparentera plutôt à un sprint.

 

Le scénario n’est pas écrit d’avance, d’autant que de la pointe de l’Espagne à l’archipel portugais, il est fréquent que les navigateurs doivent gérer des zones de transition qui demandent une certaine vista sur le plan de la navigation et une bonne lucidité. Enfin, l’approche des îles est toujours complexe entre gestion des dévents provoqués par les reliefs et courants de marée...

 

photo : Christophe Breschi 2012 - Milan Kolacek

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