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L'armateur du porte conteneurs Santa Teresa réfute les allégations de Team Plastique

Suite aux allégations du skipper de Team Plastique lors du dernier Vendée Globe, l'armateur du navire de commerce a souhaité donner sa version des faits.

 

Suite aux allégations de “collision évitée” entre Team Plastique et le SANTA TERESA, Hamburg Süd a mené une enquête et a demandé aux responsables de l’équipage du SANTA TERESA de s’expliquer sur les évènements.

 

Au moment de l’incident, autour de 16h, le Capitaine et l’officier de quart étaient tous les deux sur le pont. Le bateau à voile Team Plastique était visible depuis un certain temps sur les radars du cargo qui indiquaient que les deux bateaux se croiseraient à une distance de 0,7 milles nautiques, soit 1 300 mètres. La vitesse du SANTA TERESA était alors de 21,5 nœuds, avec une visibilité de 4 à 5 milles nautiques.

 

Sorti des chantiers navals en 2011, le SANTA TERESA est un bâtiment de type 7,100 TEU Santa de toute dernière génération. Tous les appareils de navigation – Deux radars, deux VHF réglées sur le canal 16, l’AIS et le VDR (Voyage Data Recorder) - étaient allumés et en parfait état de marche.

 

team plastique

 

Le signal AIS du bateau à voile Team Plastique a été reçu dès le départ par le SANTA TERESA et il est resté présent à la fois sur les deux radars ARPA et sur l’AIS pendant l’intégralité de l’incident.

 

Bien qu’il n’y ait eu risque de collision à aucun moment, même si les deux bateaux avaient maintenu leur cap initial, le SANTA TERESA a viré à tribord de 7-8 degrés afin de laisser encore plus de place au bateau à voile. Comme tous les vendredis, un exercice de sécurité avait lieu à bord à ce moment-là et plusieurs membres d’équipage du SANTA TERESA se trouvaient donc sur le pont de dunette. Ils confirment que pendant toute la durée des évènements, la distance entre Team Plastique et l’arrière du pont de dunette du SANTA TERESA était beaucoup plus importante que les 100 mètres cités.

 

Les responsables de l’équipage indiquent par ailleurs que le SANTA TERESA n’a a aucun moment été appelé sur le canal 16 de la VHF (USW).

 

Notre longue expérience nous a appris que les rencontres en mer entre de très gros bâtiments et de plus petits bateaux ne sont jamais perçues de la même façon par les équipages ou occupants des deux bateaux. Nous comprenons donc aisément à quel point Monsieur Alessandro Di Benedetto a dû être marqué par la situation qu’il a décrite.

 

Nous souhaitons ajouter que, sur l’ensemble de nos bâtiments, nous n’employons que des membres d’équipage qualifiés, professionnels et parfaitement formés et que cet incident n’était en aucun cas une “collision évitée” puisque la distance séparant les deux bateaux était suffisante pendant l’intégralité des évènements.

 

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