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Le Japon renonce temporairement à sa campagne de chasse à la baleine

Le scandale international provoqué par l'acte de piraterie d'un bateau usine de la flotte baleinière nippone dans les eaux australiennes, a incité les autorités japonaises à stopper temporairement cette campagne.

 

 

Comment qualifier l'équipage du navire usine nippon Nisshin Maru, qui a éperonné volontairement 3 bateaux de l'ONG Sea Shepherd et endommagé de façon importante le pétrolier coréen qui était venu le ravitailler, le tout dans les eaux territoriales... australiennes ?

 

Comment qualifier le comportement du même navire qui, suite à l'appel MayDay de l'un des navires de l'ONG, privé de radars et d'électricité - avant de procéder aux réparations - a volontairement pris la fuite ?

 

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Il est clair que dans le combat que mène l'ONG contre les pratiques de la flotte baleinière nipponne, que le gouvernement qualifie pudiquement de "recherche scientifique", les actes de piraterie menés par l'équipage du Nisshin Maru ont totalement discrédité cette campagne.

 

La première réaction nippone, qui a été de nier ces actes, pourtant filmés et largement diffusés de par le monde, vient d'être suivie d'une autre pleine de significations : la suspension sine die de la campagne de chasse à la baleine, officiellement du fait des difficultés de ravitaillement en mer.

 

En attendant, le gouvernement australien, qui cherche à faire interdire ces pratiques au niveau international depuis des années, a ouvert une enquête contre les agissements du Nisshin Maru.

 

Car il semble impossible que de tels agissements ne se traduisent pas concrètement en justice...

 

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