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Les Sables - Horta - Les Sables - GDF Suez, Mare et Eärwen creusent l’écart

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Le contournement du cap Finisterre est maintenant derrière la flotte.

 

Désormais, tous les tandems semblent d’accord sur l’impératif stratégique du moment, gagner dans le sud de manière à anticiper la rotation progressive des vents au secteur nord, en même temps que leur essoufflement. Cette navigation sur la même route permet de dresser une première hiérarchie : en tête, les deux favoris attendus sont talonnés par un outsider que peu d’observateurs auraient imaginé à pareille fête avant le départ. 

 

Jörg Riechers et Sébastien Audigane (Mare) ressentent sûrement les effets des nombreuses navigations communes de l’hiver dernier qui les ont aidés à maintenir la cadence dans la brise et à rester au contact de Sébastien Rogues et d’Armel Tripon (GDF SUEZ).

 

Que l’on retrouve ces deux équipages aux avant-postes n’est pas vraiment une surprise. Ils disposent de bateaux de dernière génération parfaitement préparés et possèdent un indéniable talent. En revanche, la troisième place de Catherine Pourre et Goulven Royer (Eärwen) est le signe d’une navigation au cordeau où l’équipage a certainement dû s’arracher pour tirer le meilleur de sa machine. Sans faire trop de bruit, ce tandem pointe à nouveau aux places d’honneur comme en cette année 2013, ou Eärwen s’est classé 4e de l’Armen Race et du Grand Prix Guyader. En 2012, le même tandem avait terminé 5e d’une Normandy Channel Race particulièrement exigeante.

 

Une vingtaine de milles derrière ce trio, Halvard Mabire et Miranda Merron (Campagne de France) emmènent un peloton groupé où du 5e Red (Mathias Blumencron - Axel Strauss) au 13e BET1128 (Gaetano Mura – Samuel Manuard) tout peut rapidement changer, compte tenu de la faiblesse des écarts entre les équipages. Jusqu’aux Açores, la question majeure va être d’empanner dans le bon timing de manière à essayer d’avoir la trajectoire la plus fluide possible jusqu’aux abords de l’archipel.

 

Ensuite, commencera à partir de mardi un autre sport qui consistera à être le plus opportuniste possible pour parvenir à avancer vers Horta sans encombre. Et les éditions l’ont déjà démontré : tout ce qui a été échafaudé patiemment entre les côtes de Vendée et les Açores peut parfois se déconstruire en quelques heures. Jörg Riechers le sait bien, lui qui a vu en 2011 l’avance qu’il avait prise disparaître en une nuit dans le canal entre les îles de Sao George et Pico. Chat échaudé craint l’eau froide et l’on imagine bien que le coureur allemand a retenu la leçon. Mais pour le groupe des poursuivants, ces airs incertains entretiennent leurs espérances.

 

Photo - Christophe Breschi

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