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Mylène Paquette à mi-parcours, troisième chavirage sans gravité

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Quelques jours seulement après avoir croisé le Queen Mary II, moment magique s'il en est, la navigatrice québécoise qui effectue la traversée de l'Atlantique Nord à la rame, d'Halifax à Lorient, vient d'atteindre la mi-course.

L’odyssée atlantique de Mylène Paquette vient d’atteindre un jalon important, avec 1225 milles nautiques déjà parcourus, soit la moitié du chemin entre Halifax, son point de départ, et Lorient, où la rameuse devrait toucher terre.

Partie le 6 juillet dernier après quelques semaines en attente de conditions favorables, Mylène Paquette a connu une première moitié de traversée pour le moins difficile.

D’abord aux prises avec un important mal de mer l’ayant empêchée de s’éloigner rapidement de la côte, la rameuse a dû affronter des conditions météorologiques défavorables, la contraignant à rester en cabine ou à l’ancre flottante. « J’ai connu quelques frustrations dans cette première partie de traversée, surtout à cause des vents contraires », explique Mylène Paquette à partir de son embarcation. « Mais depuis plus d’une semaine, j’ai des vents qui m’aident à mettre le cap sur l’Est alors je suis très encouragée. »

La traversée de Mylène Paquette, dont l’arrivée était prévue pour la mi-septembre,  sera plus longue qu’attendue.

En effet, les conditions météo défavorables l’ayant empêché de progresser vers l’Est comme prévu, la rameuse devrait toucher la terre ferme à la mi-novembre. « Les conditions sur l’Atlantique Nord étant imprévisibles, nous avons dû revoir le plan de route à quelques reprises à cause des vents contraires et d’une météo somme toute défavorable », explique Michel Meulnet, routeur météo de Mylène. « Même si la traversée accuse un retard d’une trentaine de jours, nous estimons qu’une arrivée sécuritaire est toujours possible. »

L’équipe au sol s’est d’ailleurs assurée que la rameuse avait suffisamment de vivres à bord de son embarcation pour poursuivre son exploit en mer. « Lorsqu’on route une traversée, on tient compte d’une multitude de facteurs pour s’assurer de sa sécurité : les vivres, la condition du bateau et l’état de santé de la rameuse. Dans le cas qui nous occupe, Mylène est en très bonne condition physique et mentale et son embarcation est solide », termine Michel Meulnet.

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La douzième semaine en mer de Mylène a été marquée par la visite inattendue du paquebot de croisière Queen Mary II. Quelques jours après avoir chaviré deux fois à cause de la tempête tropicale Humberto, le QM2 a divergé de sa route pour venir prêter main forte à la rameuse au milieu de l’océan. L’équipage du Queen Mary 2 lui a donné un nouveau téléphone satellite pour remplacer celui qu’elle avait brisé, ainsi qu’une nouvelle ancre Jordan, perdue dans la tempête. Mylène a aussi reçu des sacs de provisions incluant des aliments frais ainsi que des articles de toilette.

Peu après, le 30 Septembre, Mylène a chaviré pour la troisième fois, sans gravité, perdant juste au passage un haut parleur extérieur.

Si Mylène Paquette réussi son pari, elle deviendra la première nord-américaine à franchir, à la rame et en solitaire, les 2450 miles nautiques qui séparent le Canada de la France. 

 

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philippe guillemin 02/10/2013 17:58

A la rame ...ou en derive ?