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Nouveau record à l'Equateur pour Loïck Peyron sur Banque Populaire V

Décidément, le maxi trimaran Banque Populaire V de Loïck Peyron, vole de records en records dans ce Trophée Jules Verne.

Hier, à 12 heures 17 minutes et 30 secondes, l’équipage a fait son retour dans l'hémisphère Nord, 38 jours 2 heures 45 minutes et 48 secondes après leur départ de Ouessant.

Cette nouvelle performance permet à l'équipage de Loïck Peyron de battre non seulement un nouveau record mais aussi d'améliorer le partiel Equateur/Equateur de 3 jours 18 heures 24 minutes par rapport à Groupama 3 en 2010, signant le temps le plus court jamais obtenu sur cette portion de parcours du Trophée Jules Verne. 

Les points de passage défilent et avec eux de nouveaux faits d'armes pour Loïck Peyron et ses équipiers.  

Ainsi, le franchissement de l'Equateur dans le sens Sud/Nord, à la mi-journée ce vendredi, est-il venu fleurir de nouveaux lauriers le tableau arrière du trimaran aux couleurs de la Banque de la Voile. 32 jours 11 heures 51 minutes et 30 secondes après leur entrée dans l'hémisphère Sud, les quatorze chasseurs de records ont ainsi fait voler en éclat un chrono établi en 2005 par Bruno Peyron à bord d'Orange II, en l'améliorant de plus d'une journée.

Bénéficiant de conditions toujours aussi clémentes, l'équipage du Maxi Banque Populaire V, par la voix de son skipper, savourait ce moment si attendu du retour dans son jardin : " Nous avons passé l'Equateur à grande vitesse. Nous sommes à 35 nœuds, sur une mer quasi plate, ce n'est que du bonheur. Le bateau ne souffre pas, les bonhommes encore moins. Tout le monde est ravi, surtout les jeunes cap-horniers. Bonjour l'hémisphère Nord ! Ce n'est pas mal du tout ce record ! Ce sera de plus en plus difficile à prendre mais ce sera encore faisable et c'est ça la bonne nouvelle...". 

Un enthousiasme naturellement partagé par Thierry Duprey du Vorsent, barreur/régleur du bord, joint à la vacation du jour : " Nous sommes dans l'hémisphère Nord depuis quelques minutes et on a l'impression d'être de retour dans notre terrain de jeu habituel. Ca faisait trente-deux jours qu'on avait quitté l'hémisphère Nord, en gros, ça représente les trois quarts du temps dans le Sud et un quart dans le Nord. Ca nous rapproche de la maison, c'est bien. Les conditions sont superbes, la mer est complètement plate et on est quasiment en route tout droit. Il y a très peu de grains, les nuits sont tranquilles, étoilées... On a vraiment des conditions exceptionnelles. On ne pouvait rêver mieux, notamment pour le bateau. Cette météo fait qu'on peut battre le record, maintenant, notre angoisse c'est la technique. On a fait 20 000 milles sans arrêt au stand, il faut que le matériel tienne." 

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Ce retour au Nord ne signe pas pour autant la fin du parcours et à bord, on sait particulièrement que même après 24 063 milles déroulés sans anicroche dans le sillage, rien n'est encore joué.

La vigilance reste donc plus que jamais de mise, alors que les conditions pour la dernière ligne droite s'annoncent de belle manière. Avec  1432 milles d'avance et trois jours de mieux que Groupama 3 sensiblement au même moment, une certaine sérénité s'installe, d'autant que la zone de convergence intertropicale se présente elle aussi comme particulièrement accueillante ainsi que le rappelait Thierry Duprey du Vorsent : " Le Pot au Noir n'est pas très actif et comme on est bien décalé dans l'Ouest, il va être facile à passer. Ce sera une des premières fois où je le passerai sans zone de transition, de calme plat, sur un seul bord. Encore une fois, la chance nous sourit. Il va falloir remettre des couches d'ici deux ou trois jours et ressortir les polaires et les cirés. Mais on va l'accepter d'autant plus facilement que la ligne ne sera pas loin ". 

Avec 26,31 nœuds de moyenne depuis le départ de Ouessant le 21 novembre, le Team Banque Populaire a considérablement réduit le temps et les distances, laissant admiratifs leurs supporters. Rarement un bateau n'aura autant vu défiler les milles et fait la démonstration d'une telle fiabilité. Des qualités que le chef de bord ne manquait pas d'évoquer ce midi et qui semblaient même laisser l'un des marins des plus titrés de la planète songeur : " Hier soir, vers 18 heures, nous étions au large de Recife au Brésil et nous étions encore au large du Cap Horn il y a moins d'une semaine. Ce Maxi Banque Populaire V est un avion de chasse unique sur la planète. D'ici une semaine on devrait rentrer à Brest et bizarrement ça s'annonce comme la plus longue semaine de ce tour du monde ".

Mais avant de voir le bout de cette ultime semaine contre le temps, il reste à quatorze marins un Atlantique Nord avant d'entrer dans la grande histoire de la course au large...

 

 

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