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Piraterie maritime - zones dangereuses et conseils de navigation (2/2)

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Indonésie, Détroits de Singapour et Malacca, Golfe d'Aden, Golfe de Guinée, Brésil, Pérou et Colombie sont des zones dangereuses, si ce n'est à éviter.

 

Extrême Orient, Asie du sud-est, sous-continent indien

 

En 2013, 141 attaques se sont produites dans cette zone. 85% des attaques ont eu lieu de nuit et les principales cibles sont les navires de commerce (pétrolier, vraquier et remorqueurs avec barge) au mouillage ou navigant à faible vitesse. Dans la majorité des cas, les brigands cherchent à voler du matériel facile à revendre : biens de l’équipage, outils et pièces de rechange, pots de peinture,…. (dont 80% se sont produites au mouillage). 

Elles affectent principalement : 

  • Indonésie : Tanjung Priok – Jakarta, Surabaya, le détroit de Macassar (Samarinda, Taboneo, Balikpapan, Adang Bay, Santan, Senipah, Muara Jawa), le Nord-Est de Sumatra (Belawan, Dumai) et Pulau NipaDumai, sont les ports les plus risqués. Les pirates portent en général des armes à feu, des couteaux et ou des machettes ; ils attaquent la nuit. Beaucoup d’attaques dans la zone ne sont pas rapportées. 34 attaques ou tentatives d’attaques sont recensées depuis le début 2014. 
  • Indonésie : Tanjung Priok – Jakarta, Dumai, Belawan, Balikpapan, Taboneo, Muara Jawa, Samarinda, Nipah sont les ports les plus risqués. Les pirates portent en général des couteaux et machettes, occasionnellement des armes à feu ils attaquent essentiellement de nuit. Beaucoup d’attaques dans la zone ne sont pas rapportées. 
  • Détroits de Singapour et Malacca et mer de Chine du Sud : le nombre d’attaques a chuté dans la zone suite à la mise en place depuis 2005 de patrouilles régulières par les Etats bordant le détroit. Néanmoins, les incidents demeurent récurrents dans le détroit de Singapour et plus particulièrement aux ouverte Est et Ouest du détroit. Il est recommandé aux navires de maintenir une vigilance constante lors de leur passage, la détection précoce des brigands et le déclenchement. Les incidents rapportés en mer de Chine du Sud se réduisent en nombre mais sont plus en plus inquiétants. Le groupe terroriste Abbu Sayyaf est présent dans les archipels de Sulu, Jolo et Tawi-Tawi, ainsi que dans l’île de Basilan, et est actif en mer de Sulu et en mer de Célèbes, sur les côtes du sud de Palawan et de l’ouest de Mindanao, jusque sur les côtes du Sabah (Malaisie). Les îles de la région ont été le théâtre d’enlèvements de la part de groupes terroristes philippins ou de bandes criminelles malaisiennes pouvant entretenir des liens avec eux.
  • Bangladesh : La plupart des attaques se concentrent sur les points de mouillage autour de Chittagong. Bien que le nombre des attaques ait chuté récemment, la zone reste à haut risque.

 

Afrique et Péninsule arabique

 

Golfe de Guinée : en 2013, on y a recensé 51 attaques. Les principales zones de danger sont : 

  • Les côtes du Nigéria concentrent la moitié des attaques mais la menace se disperse actuellement d’est en ouest. Elle s’éloigne également des côtes. Les zones portuaires (Lagos, Port-Harcourt, Calabar et plus récemment Abidjan, Lomé) sont vulnérables. Les attaques peuvent également se produire le long des côtes ou en remontant les fleuves. Toutes les eaux nigérianes sont donc très dangereuses. Les pirates sont le plus souvent bien armés et sont particulièrement violents. Ils détournent les bâtiments et ont pour but de piller les navires ou leur cargaison mais aussi de kidnapper certains membres d’équipage. 
  • Le Bénin (Cotonou) et le Togo (Lomé) Compte tenu des risques d’attaque de plus en plus importants dans ces zones, la principale recommandation est de ne pas naviguer en voilier dans ces secteurs. (golfe d’Aden, Est-Somalie).
  • Golfe d’Aden - Somalie - Ouest et Nord Seychelles. 15 attaques ont été enregistrées en 2013 par le BMI. Si les attaques ont considérablement diminué, les navires doivent continuer d’appliquer toutes les mesures de vigilance.

 

Trafic maritime commercial 

Les armateurs et commandants de navires doivent s’inscrire au Contrôle Naval Volontaire français en océan Indien, impérativement déclarer leurs mouvements auprès de l’opération de l’Union européenne Atalanta, en s’enregistrant auprès du MSCHoA, et transiter par le corridor internationalement reconnu (IRTC). Dans la perspective d’une traversée dans la zone à risque, ils sont invités à prendre connaissance des bonnes pratiques (appelées BMP 4 http://www.mschoa.org/bmp3/Pages/Be…) et à les respecter stricto sensu.

 

Navigation de voiliers

Elle reste formellement déconseillée dans la zone. Les navires bas et lents sur l’eau sont les plus vulnérables à des actions d’abordage hostiles

  • Somalie - Golfe d’Aden : Les attaques sont violentes (mitraillage et tirs de roquettes) et les prises d’otage sont systématiques. Une attaque sur 4 qui n’est pas interrompue par les forces navales alliées est menée avec succès. 100% des attaques menées contre les voiliers qui ne sont pas protégés réussissent.
  • Océan Indien et Seychelles : depuis le mois de février 2009, les pirates somaliens se sont montrés capables de menacer et de capturer des navires jusqu’au nord du canal du Mozambique et vers l’Est, jusqu’aux abords de l’archipel des Seychelles. Les pirates peuvent opérer jusqu’à plus de 800nq de leurs camps sur la côte somalienne grâce au support de « bateaux-mères » (boutres traditionnels et petits caboteurs, dont certains contraints par la force de les aider). Ces navires sont capables de naviguer plusieurs semaines en haute mer et de se camoufler dans le trafic maritime régional, avant de déployer des "skiffs" armés et rapides pour attaquer.

 

Tout transit entre le cap Guardafui et Socotra est par ailleurs à proscrire.

 

Il est impératif de répondre à toute interrogation sur VHF émanant d’un bâtiment ou d’un aéronef militaire et de suivre les éventuelles consignes de cinématique, celles-ci tiennent compte des dernières attaques recensées ; à bord des grands voiliers, les mesures préventives (lance à incendie, dispositif sonore, entraves pour l’accès à bord…) doivent être activées, en veillant à ne pas exposer le personnel à portée de tir des pirates ; l’alerte doit être donnée par tous les moyens de transmission disponibles. Outre l’appel sur la VHF 16 ou l’activation d’une balise de détresse, le navigateur doit chercher à contacter ses correspondants par téléphone cellulaire ou satellite ou encore par courriel.

 

Compte tenu des risques considérables d’attaque dans ces zones, la principale recommandation est d’éviter tout transit en voilier dans ce secteur (golfe d’Aden, la mer d’Arabie et le bassin somalien). L’acheminement par navire de transport de commerce spécialisé reste le mode le plus sûr pour le transit de voiliers dans le golfe d’Aden et le long des côtes orientales de la Somalie. La navigation en groupe ne réduit pas le risque d’attaque et peut parfois attirer les pirates. Les escales dans les pays de la zone sont parfois utilisées pour informer les pirates.

 

Golfe persique : Couramment, des signaux et appels sont émis par de petites embarcations. Certains navires ont été poursuivis sur de courtes distances.

 

Amérique du sud et centrale, mer des Caraïbes

 

Les 17 attaques répertoriées par le BMI en Amérique du Sud en 2013 affectent ses deux façades océaniques ainsi que les Caraïbes.

 

  • Brésil  : Le nombre d’attaques a décru dans la région de Santos. La vigilance doit cependant être maintenue.
  • Pérou : Des attaques peuvent avoir lieu, essentiellement contre des navires de fret faisant escale au port de Callao.
  • Colombie : 7 attaques ont été reportées au BMI en 2013, il convient donc d’être très vigilant.
  • Mer des Caraïbes : les bateaux de plaisance sont des cibles privilégiées. Des actes de piraterie, parfois violents, ont été enregistrés ces dernières années. Leur diminution est due à la prise en compte du risque élevé encouru par les navigateurs dans les eaux vénézuéliennes. Bien qu’aucune attaque n’y ait été recensée par le BMI en 2013, la navigation de plaisance y reste déconseillée.

 

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=> Piraterie Maritime (1/2) - l'état des lieux dressé par le Quai d'Orsay

 

 

 

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DuPond 11/01/2016 11:15

Excusemoi se n'ai )as ma faute si ta pas de serveauc

Gertrude 11/01/2016 11:14

je ne trouve pas ma réponse d'histoir merci bonsios

Andy 09/05/2014 09:27

Bonjour,
merci pour cet état des lieux très intéressant!

Pour information, le magazine Ocean71 a récemment publié un article sur la face cachée de la piraterie. On y apprend les multiples causes et conséquences de cette situation explosive. Nous avons
été surpris par les résultats de l'enquête!
Et surtout, l'interview de Chloé Lemaçon qui a perdu son mari lors d'une confrontation entre les pirates qui les avaient séquestré, et l'armée française.
Bonne lecture!