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Quel avenir pour le Vendée Globe ?

Avec une édition 2012 qui aura peiné à attirer les sponsors et la démonstration que les bateaux "recyclés" n'ont que peu de chances de gagner, le Vendée Globe devra se réinventer pour sa prochaine édition. 

 

 

La victoire éclatante de François Gabart dans l'édition 2012-2013 du Vendée Globe, la foule venue l'acclamer aux Sables d'Olonne et le buzz généré depuis le départ de la course ne sont pas suffisants pour masquer longtemps le malaise qui règne autour de cette course mythique autour du monde, en solitaire et sans escale.

 

La question est donc sur toutes les lèvres : comment réinventer le Vendée globe alors que cette année, des skippers de renom sont restés à quai, tels Michel Desjoyaux, Yann Eliès et Roland Jourdain... faute de sponsors effrayés par des budgets toujours plus importants dans un contecte économique morose.

 

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La solution pourrait résider dans un choix de bateaux imposé : Le Vendée Globe passerait ainsi à la monotypie, à l'instar de courses telles la Volvo Ocean Race ou la Solitaire du Figaro. Car dans ce domaine, le Vendée Globe fait figure d'exception avec ses bateaux spécifiquement développés - dans le meilleurs de cas - le plus souvent recyclés pour chaque compétiteur.

 

La monotypie revêt de nombreux avantages : forte réduction des coûts de participation (-50% sur la Volvo !!) et regain de l'attrait sportif, les skippers se battant à armes égales. Car il faut bien le dire, cette édition du Vendée Globe aura une nouvelle fois fait la part belle à la technologie, les bateaux "recyclés" ne pouvant espérer se comparer aux tous derniers modèles...

 

L'adoption de la monoptypie ne fait cependant pas l'unanimité sur les pontons. Pour certains, on passerait à un esprit d'écurie de course, favorisant de jeunes participants, tandis que d'autres redoutent un changement d'état d'esprit malsain. Le développement d'un nouveau 70 pieds high tech favoriserait en outre le monopole d'un chantier (aisément contournable comme l'a démontré la Volvo) et entraînerait des coûts importants. Certains entrevoient aussi un danger économique majeur pour des centaines d'emplois, acteullement occupés par différents chantiers et bureaux d'architectes navals...

 

Face aux avis de toutes part, une solution médiane, entre la prototypie et la monotypie, consistant à développer des pièces maîtresses communes (mât, quille, vérin de quille...) identiques pour tous afin de réaliser d'importantes économies d'échelle.

 

Si le débat est lancé, sa réponse devrait intervenir dans le courant de l'année. D'ici là, les discussions promettent d'être passionnées...

 

 

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