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Seawax se distingue avec sa peinture marine neutre pour l’environnement

Revêtement antifouling (peinture visant à empêcher la colonisation des coques par les organismes marins), Seawax fait figure de pionnier dans la recherche de solutions neutres pour l’environnement et la santé engagée par les industriels du nautisme.

Chaque année, plus de 20 000 tonnes d’antifouling (peintures antisalissure) sont appliquées sur les carènes de navire. Ces revêtements ont pour objet d’éliminer le phénomène naturel et spontané de colonisation des coques par des organismes marins (bactéries, algues, bernacles, éponges, vers marins, etc.). 1 à 2 centimètres de salissures réduit la vitesse de propulsion d'environ 15 %, et augmente de 20, 30% voire 50% la consommation de carburant.

De plus, il détériore progressivement la coque (qu’elle soit en bois, métal ou résine) et favorise le « transport clandestin » d’une mer à l’autre, perturbant la biodiversité locale en introduisant des espèces parfois invasives. Pour éviter ce phénomène, de nombreuses « solutions » reposent sur la libération de biocides type cuivre ou Téflon® ou sur le caractère anti-adhérent du silicone, toxiques pour l’environnement et la santé.

Encouragée par de nouvelles réglementations internationales, la société française Seawax Marine Coatings a conçu un revêtement de nouvelle génération totalement neutre à base de composants naturels se substituant aux biocides, silicone, solvant et Téflon® interdits dès 2014.

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Salué par une nomination au DAME Award 2009 au METS d’Amsterdam, son principe repose sur une pellicule anti-adhérente rendant impossible l’accrochage stable et durable de micro-organismes. Plus étonnant, cette pellicule s’auto-nettoie lorsque le navire atteint une vitesse de 5 noeuds (environ 9 kms/h). Le carénage, habituellement une corvée annuelle pour les propriétaires de bateaux, consiste désormais en un simple essuyage à l’éponge ne nécessitant aucune protection particulière.

Se révélant gravement et durablement toxique pour l’homme et l’environnement, les biocides dérivés du plomb, de l’arsenic, du mercure ou de l’étain dont le « tristement célèbre » tributylétain (TBT), sont interdits depuis 2003 par la communauté internationale. Depuis, les solutions de substitution moins impactantes type biocides et silicone occupent le marché mais leurs conséquences réelles préoccupent toujours les autorités.

Aussi, la Commission Européenne adopte la réglementation REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques) qui oblige depuis 2007 fabricants et importateurs, à identifier, répertorier et préenregistrer l’ensemble des molécules utilisées.

Ce catalogue permettra d’interdire dès 2014, partout en Europe, la production et la commercialisation de substances chimiques dites « préoccupantes » au profit d’alternatives plus sûres.

Cette échéance a donné le départ d’une véritable course dans la recherche de procédés répondant à ces nouvelles normes. Parmi les pistes explorées (ultrasons, bio-mimétisme, etc.), Seawax est né d’une plongée et de l’observation d'épaves de bâtiments militaires coulés depuis plusieurs dizaines d'années mais présentant des endroits très particuliers dépourvus de micro-organisme. Ce phénomène fut étudié, reproduit en labo, testé en milieu naturel pendant plusieurs années, puis industrialisé pour finalement être commercialisé en septembre 2010.

 

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