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Transat Jacques Vabre - deux nouveaux Multi 50 abandonnent

Dans ce début de Transat Jacques Vabre, les conditions de mer n'épargnent pas les Multi 50.

Après l'abandon de monopticien.com, dont le safran a été heurté par un objet flottant, on apprend ce matin l'abandon de Crêpes Whaou ! et de FenêtreA Cardinal.

Erwan Leroux, skipper du Multi 50 FenêtreA Cardinal revient, lors de la vacation de ce matin, sur les raisons de son abandon sur ActuNautique.com :

"C’était un peu saute-mouton depuis le départ et forcement les bateaux ont été mis à mal et du coup une fissure est apparue en bas de  la cloison avec de l’eau dans les compartiments avant. On a environ 3 à quatre seaux d’eau qui sont rentrés mais ça a arrêté de progresser depuis qu’on a fait demi-tour. En fait, il faut qu’on navigue face à la mer donc on essaye d’aller vite avant que le vent tourne au Nord-Est. On fait désormais route vers La Trinité sur Mer qu’on devrait atteindre au mieux dimanche midi, au pire lundi en début de nuit. On est forcément déçu, et abattu quand on prend une décision comme celle-là. On pense à tous les gens qui nous suivent, nos partenaires… c’est forcément difficile."

Franck Escoffier, skipper de Crêpes Whaou !, blessé ce matin nous précise quant à lui les circonstances de son abandon :

"Je venais de barrer pendant deux heures, depuis le départ on n’a pratiquement jamais été sous pilote. Donc, je me lève, il y avait une mer croisée, des vagues un peu déferlantes, on n’a pas senti de danger pour le bateau, on voulait faire vite pour être les premiers devant, dans le sud. Antoine se préparait sous la casquette. Je me tenais à la casquette, on parlait. Une vague a pris le bateau par le travers, je suis parti. Ma tête a atterri dans la casquette, les lunettes ont volé et j’ai pris le winch dans le bas du dos. Tout de suite j’ai senti la douleur, je me suis allongé.

Franck-Yves-Escoffier.JPG

 En me levant ce matin, c’est pire encore, la décision d’abandonner est sage. Ca aurait été à deux jours de l’arrivée, j’aurais tenté le coup. Mais connaissant la mer, le bateau, ce qu’on allait se prendre, ça n’aurait pas été sérieux..On s’arrête là, on va mettre le bateau à l’abri. Tu fais des conneries quand tu es très jeune mais je n’ai pas envie de garder des séquelles. Mon équipe s’occupe des rendez-vous médicaux nécessaires.  Y a pas mort d’homme mais vu les douleurs, je ne voulais pas prendre de risques. Je suis allongé, maintenant c’est de la patience.

 On est vent de travers sous trinquette, Antoine a renvoyé un ris tout à l’heure, on est entre 15 et 18 nœuds. Il reste de la mer mais ça va".

 


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