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Vendée Globe - départ différé pour Bertrand de Broc

Vingt minutes avant le lancement de la procédure de départ du Vendée Globe, donné à 13h02 précises ce samedi, Bertrand de Broc annonçait qu’il devait rentrer au port pour réparer un impact occasionné par un semi-rigide sur la mer désordonnée au large des Sables d’Olonne.

 

Un peu avant 14 heures en effet, Votre Nom Autour du Monde avec EDM Projets rejoignait le ponton où l’attendait son équipe sur le qui vive pour réparer le trou occasionné à l’avant de la coque sur le flanc bâbord. Si le coup est dur, plus que la déception de ne pas s’élancer au coup de canon, c’est bien la détermination qui l’emporte pour reprendre au plus vite le fil de la course, et se lancer aux trousses des 19 autres voiliers engagés dans le tour du monde en solitaire.

 

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C’est bien en marin averti qui en a vu d’autres qu’il fait le récit, sur ActuNautique, de l’épisode survenu alors qu’il se préparait à rentrer dans la course et à prendre le départ de son troisième Vendée Globe. Preuve s’il en est que ce n’est pas cet incident, « pas très, très grave » selon les mots du skipper cornouaillais, qui va enrayer la belle mécanique de Votre Nom Autour du Monde avec EDM Projets.

 

« Ce retour est dû à un impact avec un semi-rigide de notre équipe, c’est peut-être moi qui suis quelque part un peu fautif. Je lui ai demandé de venir un peu plus proche du bateau pour nous aider dans une manœuvre. Il y a eu une vague un peu plus grosse que les autres qui l’a propulsé sur le côté, et il est venu heurter le bateau. On a constaté un enfoncement deux mètres en arrière de l’étrave, une petite déchirure de 30 centimètres de long. Stan, qui connaît bien le composite au sein de mon équipe, a regardé, et estimé qu’il était plus raisonnable de rentrer le plus vite possible pour réparer à quai, et repartir dans les plus brefs délais, au pire dans les 24 heures. Marc Guillemot m’a envoyé un SMS alors qu’il était en course pour me souhaiter du courage, et me dire que 24 heures, ce n’est pas grand chose à l’échelle des quelques 90 jours de course. J’ai aussi reçu beaucoup de propositions de coups de main de la part de copains et d’autres équipes. »

 

« De ne pas passer la ligne de départ alors que nos partenaires d’EDM Projets étaient sur l’eau pour nous accompagner, c’est forcément une petite déception pour toute l’équipe. Mais, il faut relativiser, il s’agit juste d’un petit trou dans le bateau. C’est un petit impact, là où il n’y a pas de noms collés sur la coque ! Ce n’est pas la fin du monde pour nous, on en a vu d’autres. On va repartir dans la bonne humeur. On a regardé la météo dans 48 heures au cap Finisterre. Je ne suis pas sûr que ces conditions me pénalisent beaucoup. Je rentre dans un schéma qui n’est pas habituel pour moi de rattraper des bateaux, mais cela s’annonce passionnant ! L’aventure continue. »

 

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