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Verbatim - Christophe Charpentier (Quo Vadis Bénéteau), pour vous, c’est quoi un bateau ?

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A l'occasion des Nauticales 2013, ActuNautique.com a rencontré Christophe Charpentier, président de la société Quo Vadis, concessionnaire Bénéteau à Marseille, Hyères et Toulon, qui nous donne sa définition d'un bateau...

 

« Un bateau, c’est un moyen exceptionnel de rencontrer la mer, le silence et le rêve. Pour moi, ça a toujours été ça. La communion avec la Terre et le rêve, car souvent quand on est en bateau, on se demande ce que l’on fait là, on se demande pourquoi on y va, et malgré tout, à chaque fois, on repart ! C’est ce que disait le grand écrivain français, Jacques Perret, dans Drôle de Plaisance dans les années 60, quand il écrivait qu’un bateau à voile, c’est le moyen le plus lent, le plus humide et le plus inconfortable de se rendre à un endroit où l’on a absolument rien à faire ! Je pense qu’à travers cela, on a ce paradoxe de la mer et du bateau... Un bateau, c’est un lieu et un moment. C’est un objet avec lequel on peut avoir une relation forte. J’ai eu mon premier bateau à l’âge de 15 ans, quand mon père m'a donné son Requin. Je passais mes vacances soit à gagner de l’argent pour l’entretenir, soit à le bricoler parce qu’il était vieux, en bois, qu’il était vernis... J’avais une affection quasiment charnelle pour ce bateau. J’ai été frappé en entendant Tabarly dire qu’un bateau, c’est un bateau et puis j’en change, par le fait qu'il ne portait pas un amour particulier à ses bateaux, en dehors du Pen Duick d’origine. Ce paradoxe m’a toujours fait réfléchir. Je crois qu’il n’y a pas de vérité absolue. Certains bateaux sont des éléments d’attachement presque charnel, d’autres représentent un moment. On va louer un bateau, on va partir, passer un bon moment à bord dans un endroit merveilleux et puis quand on va quitter le bateau, on n'en conservera qu'un simple souvenir mais aucun attachement particulier. Quand je pense aux bateaux que j’ai eus, certains resteront dans mon cœur à tout jamais comme des objets vivants auxquels j’ai apporté soin et amour, avec qui j’ai vécu des choses exceptionnelles, et d’autres auront été un peu comme un hôtel. J'y aurais passé un moment exceptionnel mais ils ne resrront pas attachés à moi, en tant qu’objet ».

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