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Yachting - 300 voiliers, dont 13 Wally, 18 Tofinou, 8 Code 0 et Nomade IV aux Voiles de Saint Tropez

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Du 29 septembre au 6 octobre, le yachting mondial se donne rendez-vous à Saint Tropez pour une nouvelle édition des Voiles de Saint Tropez, qui s'annonce exceptionnelle.

 

Plus de 300 voiliers tant Modernes que Classiques seront les rois de la fête, admirés sous voiles dans l’écrin enchanteur du golfe, et starifiés à quai chaque soir après les joutes.

 

On le sait, à Saint-Tropez, la seule limite à l’hospitalité légendaire des équipes d’André Beaufils et de la Société Nautique est la capacité d’accueil du port de Saint-Tropez et des différents ports du golfe, afin d’assurer la sécurité de tous. Chaque année, c’est un véritable casse-tête qu’affrontent les hommes de la capitainerie, en collaboration avec l’organisation, pour répondre aux demandes d’accueil des yachtmen engagés aux Voiles. Et chaque année, la liste d’attente reste toujours aussi longue. Au chausse pied, pour répondre aux nombreuses sollicitations, un petit miracle s’accomplit et le petit port Varois parvient à satisfaire près de 300 voiliers répartis dans les ports du Golfe, dont grand nombre d’unités tant Classiques que Modernes de plus de 30 mètres.

 

La ventilation des participants s’articule ainsi cette année comme suit : 115 voiliers classiques, 160 Modernes, 18 Tofinou, 8 code 0, et pas moins de 13 Wally  ! Avec un nouveau nouveau venu très ettendus, chez les "modernes", à savoir un 100 pieds signé Finot-Conq, Nomade IV.

 

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Aux côtés des Wally, qui sont toujours les vedettes incontestés des Voiles, une impressionnante flotte de Superyachts, Megayachts et racers de la dernière génération participent également aux régates.

 

Après trois années de travail, le superyacht Nomad IV a tiré ses premiers bords cet été et sera l’une des nombreuses attractions des Voiles de Saint-Tropez chez les Modernes. Entièrement construit en carbone nomex, Nomade IV se distingue par un design élancé, bas sur l’eau, avec une carène à bouchain. Très similaire aux Wally Cento, Magic Carpet 3 par exemple, Nomade IV affiche un déplacement de 51 tonnes pour une longueur hors tout de 30,5 mètres, un tirant d’air de 46 mètres et un bau de 8,30 mètres. Le bateau a été construit en Italie, chez Maxi Dolphin à Erbusco près de Bergame. Le design intérieur de ce yacht, signé Pierre Frutschi se veut minimaliste, l’aménagement de Pierre Forgia, du cabinet d’rchitecture Finot-Conq, se proposant d’être confortable pour 12 passagers, en plus de l’équipage. La “garde robe” du bateau a été conçue et réalisée par North. La Grand Voile de 41 mètres de haut, et pesant 250 kg, serait “l’une de plus grosses voile produite par le site North de Minden dans le Nevada.

 

On vient aux Voiles pour le gigantisme, la démesure, le déploiement tout en élégance de grosses unités tant Modernes que Classiques. Mais dans l’ombre des géants, rivalisant de finesse, de fluidité, d’exquise simplicité nautiques, naviguent en baie de Saint-Tropez, le fleuron, la crème de plus d’un siècle de génie naval, dédié à « la belle plaisance », celle qui conjugue sport et beauté. Cinq voiliers classiques entrant dans cette « race » de voiliers septa et octogénaires, gréés tantôt en cotre aurique, tantôt bermudien, feront cette année leurs débuts aux Voiles de Saint-Tropez. Ils portent les signatures symboles d’excellence dans la combinaison rare et magique de l’esthétisme et de la performance des Alden, Herreshoff, Stephens et Paine. Sonny, le sloop Bermudien, (Olin Stephens 1935), Bounty, le ketch Bermudien (Herreshoff 1936), Blazing Star, le yawl bermudien (Alden 1928), et la goélette Bermudienne Belle Lurette (Alden 1927) sont des Stars parmi les Stars, ayant raflé au prime de leurs jeunesses tous les trophées mis en jeu des deux côtés de l’Atlantique, quand régater était encore un acte esthétique de bien vivre la mer.

 

Familier des Voiles depuis quelques années et son arrivée sur la Riviera, le splendide sloop Bermudien Cotton Blossom II a, à maintes reprises, fait sensation dans le golfe, par la qualité de sa restauration, et par ses performances nautiques entre les mains expertes de son propriétaire, le vainqueur de la Coupe de l’America Dennis Conner. Cotton Blossom II  est un plan Johan Anker de 1924 , restauré avec une passion et une minutie qui lui ont valu toutes les louanges Outre-Atlantique. Construit aux chantiers navals de Jensen près d’Oslo en 1924, ce sloop Bermudien a connu tous les succès dans les années trente. Dennis Conner naviga à son bord pour la première fois en 1963 et en fit l’acquisition en 2003. Sa restauration menée avec un souci de la perfection dans les moindres détails est un modèle du genre. Cotton Blossom II est un Class Q, jauge qui connut son apogée dans les années 30 avec une quinzaine d’unités. Moins connues sont ses multiples changements de patronyme. Le voilier est en effet né sous le nom de Leonore. Il porta successivement, et au gré de ses changements de propriétaires, les noms de : Leonore (1925-1931), Paloma 1(931-1933), Cotton Blossom II (1933-1941), Scimitar (1941-1949), Cotton Blossom II (1941- à nos jours…)

 

L’architecte américain John Gale Alden (1884–1962) s’est singularisé dans le monde du yachting des années trente en signant une lignée de sept voiliers de course performants et couronnés de succès, les Malabar. Ces voiliers d’une quinzaine de mètres de longueurs ont connu différents types de gréement en fonction de leurs propriétaires et de leurs programmes de course. Présente cette année et pour la première fois à Saint-Tropez, Belle Lurette est une goélette Bermudéenne, réplique du dernier des malabars, Malabar VII, vainqueur de la Bermuda Race en 1926, que John Alden considéra assez curieusement, comme le plus raté de la série. A l’aise au reaching, Belle Lurette, comme sa “cousine” Malabar VII, se montre puissante à la mer et surprend par la vivacité de ses 24 tonnes. Construite entre 1979 et 1980, d’une main de maître dans le respect de son original, Belle Lurette a rencontré en 2002 des amoureux de la voile, qui ont oeuvré à sa renaissance. Apres 10 ans de refit ou d’amélioration,  Belle Lurette représente une belle synthèse de la tradition et de la modernité.

 

 

=> verbatim - pour vous, Pascal Conq, c'est quoi un bateau ?

=> actualité de Finot-Conq

 

Photo - Carlo Borlenghi

 

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