ActuNautique.com

VIDEO Route du Rhum - Sébastien Josse troisième à Pointe à Pitre sur Edmond de Rothschild

Photos : A. Courcoux
Photos : A. CourcouxPhotos : A. Courcoux

Photos : A. Courcoux

Le skipper niçois d'Edmond de Rothschild n'a pas seulement rempli sa mission, il a surtout réussi l'exploit de terminer devant deux trimarans plus grands que le sien, dont le puissant Prince de Bretagne de Lionel Lemonchois, son principal rival tout au long de la course.

Skipper multicarte, aussi bon en solo qu'en équipage, le Niçois disputait ici sa seconde Route du Rhum.  La transat en solo était un objectif fort cette année pour le Gitana Team qui avait beaucoup planché pour améliorer le trimaran, un ex-MOD 70, en le dotant en particulier de plans porteurs sur les safrans, un moyen d'améliorer l'assiette longitudinale du bateau, de gagner en stabilité et surtout en vitesse.

Mais tout l'art était aussi de pouvoir exploiter seul ce multicoque au maximum de son potentiel. C'est ce qu'a fait le navigateur de 39 ans pendant ces 8 jours et demi de course, car dès le départ de Saint Malo, Sébastien Josse a toujours été dans le match. 

Au sortir de la Manche, après une belle navigation au près la première nuit au passage du front,  il est même placé en 2e position, derrière Banque Populaire VII. Il occupera le plus souvent la 4e place, en embuscade derrière trois des quatre gros bateaux de la flotte, travaillant sans relâche pour ne pas se faire distancer. 

Ses efforts seront récompensés dans les alizés à 750 milles de l'arrivée. Empruntant une route sud pour viser son entrée dans l'arc Antillais, il double Lionel Lemonchois, empêtré plus au nord dans une ligne de grains sans vent, une position de troisième qu'il ne quittera plus jusqu'à la ligne d'arrivée ! 


=> lire aussi
autres articles
ROUTE DU RHUM 2014

 
=> lire aussi
toute l'actu
Courses & Régates

 

Le deux premiers jours, il a fallu faire le dos rond tout en gardant un peu de rythme. Il fallait trouver le bon dosage. Après, ce n'était que du bonheur. Quand on est dans les alizés, avec ces machines là, c'est exceptionnel. Sur le papier, on ne joue pas du tout dans la même cour avec les grands bateaux. Les bateaux de 40 m et 31 m sont logiquement devant. Je pense qu'ils n'ont pas trop forcé. Il réglait leur vitesse avec nous, les petites libellules de derrière. Il y a un côté sympa de sentir qu'on les a titillés un peu (...)
Je suis plutôt surpris de mon état physique, parce qu'au début, je me disais que c'était trop dur de dormir sur un bateau comme ça. Je m'interdisais de dormir parce que je pensais que c'était trop dangereux. Mais la fatigue m'a rattrapée, je me suis mis à dormir au bout de trois jours. Quand le bateau est bien réglé, que l'on a le bon équilibre, ça se passe super bien. La fatigue que j'ai maintenant est liée au tour de l'île car j'ai beaucoup manœuvré
Le sentiment en mer était génial : tu es sur ton bolide, ta mobylette. Ce sont des oiseaux volants ces bateaux, au portant dans les alizés, rien ne peut décrire les sensations. La moindre vague, la moindre petite risée, le bateau s'emballe, mais finalement il faut le laisser vivre et lui faire confiance. Je ne me suis jamais senti en danger.
Cela fait trois ans que je navigue sur ce bateau, je m'entraîne 150 jours par an, j'ai la chance de faire ça. Du coup, j'ai des automatismes, parfois je suis plus à l'aise que les autres parce que j'ai beaucoup répété mes gammes.
Avec les deux premiers Ultime, il n'y a pas eu de régate. Derrière, nous nous sommes battu, nous avions un beau groupe où ça attaquait.

Sébastien Josse, pour ActuNautique.com

VIDEO Route du Rhum - Sébastien Josse troisième à Pointe à Pitre sur Edmond de Rothschild

Partager cet article

Repost0