30 Juillet 2025
Le lac de Coiselet s’étire sur environ six kilomètres, formé par la confluence de la Bienne et de l’Ain. Né de la construction d’un barrage hydroélectrique au début des années 1970, il offre aujourd’hui un plan d’eau étroit et sinueux, aux abords encaissés, qui confère au lieu un caractère intimiste.
Ses rives accueillent des activités douces, tournées vers la découverte du milieu naturel. Les eaux calmes permettent de naviguer aisément en kayak, en paddle ou en petit bateau électrique. Ces embarcations silencieuses autorisent une approche respectueuse des berges boisées et des falaises qui surplombent le lac, particulièrement spectaculaires du côté de Chancia.
La baignade est possible sur certaines plages sauvages, notamment sur la rive est, près du petit hameau de Coiselet. Une plage aménagée à proximité de Chancia permet de profiter des beaux jours, avec un accès facile et un coin restauration l’été. Aucune surveillance n’est assurée, mais le site reste apprécié pour son ambiance familiale et son calme.
Sur ses eaux calmes, le canoë-kayak et le stand-up paddle invitent à la découverte silencieuse de ses berges boisées, tandis que l’aviron y trouve un terrain propice, hors des périodes de marnage. Les embarcations à propulsion électrique sont seules autorisées à s’aventurer sur le plan d’eau, les moteurs thermiques y étant proscrits afin de préserver la quiétude du site, qui a fait le choix d'un nautisme et d'une plaisance doux. La baignade, bien que non surveillée, est tolérée dans certaines zones accessibles, notamment aux abords de Chancia. Les amateurs de pêche, munis de leur permis, peuvent y taquiner brochets, sandres, perches et carpes dans un cadre paisible. En revanche, les sports tractés, jet-skis et autres engins à moteur sont strictement interdits, conformément aux règles de protection imposées sur ce site classé. Enfin, la plongée n’y fait l’objet d’aucune organisation encadrée. Ce lac, façonné par le barrage EDF à l’aval, impose également une vigilance particulière face aux variations de niveau d’eau. Avant toute pratique, il est recommandé de se renseigner localement, afin de profiter pleinement et sereinement de ce joyau discret du Haut-Bugey.
Les passionnés de pêche trouvent sur place des conditions propices. Le lac abrite différentes espèces, notamment brochets, sandres, perches et carpes. La pêche y est soumise à réglementation, et les amateurs doivent se munir d’un permis. La carpe y est souvent pratiquée en no-kill, avec des zones dédiées au bord du lac.
Au-delà des activités aquatiques, le lac de Coiselet est entouré de sentiers qui s’adressent aux randonneurs et aux cyclistes. Des circuits balisés de difficulté variable permettent de découvrir la région à pied ou à vélo, en profitant de vues dégagées sur la vallée de l’Ain. Le tour du lac complet reste réservé aux plus aguerris, certaines portions nécessitant un bon niveau physique.
L’environnement naturel, peu urbanisé, favorise aussi l’observation de la faune locale. De nombreuses espèces d’oiseaux, dont certains migrateurs, fréquentent les rives, et le silence du site encourage l’écoute et l’observation.
Sur le plan touristique, le lac constitue une alternative paisible aux sites plus fréquentés du Jura. Peu construit, sans port de plaisance ni infrastructures lourdes, il attire ceux qui recherchent un cadre brut, loin de l’agitation. Les hébergements alentours misent sur l’authenticité : gîtes ruraux, campings familiaux ou aires naturelles.
En mai 2025, un éboulement survenu à proximité du barrage a nécessité une baisse temporaire du niveau d’eau. Cette opération, prévue pour durer plusieurs mois, a entraîné une interruption partielle de certaines activités. Malgré cette contrainte, les visiteurs peuvent toujours accéder au site et profiter des sentiers de randonnée et des belvédères alentour.
Le lac de Coiselet illustre un équilibre entre préservation environnementale et loisirs de pleine nature. À l’écart des circuits touristiques classiques, il séduit par sa simplicité, son décor sauvage et sa capacité à offrir des instants de calme. Un lieu discret mais précieux, à découvrir en respectant la nature qu’il protège.
Port de Chancia (Jura) : principal point d’accès nautique du lac, avec mise à l’eau et pontons pour embarcations légères.
Pontons à Dortan (Ain) : quelques pontons privés ou associatifs sur la rive ouest.
Pontons de Lavancia-Épercy (Jura) : pontons modestes pour canoës et bateaux sans moteur thermique.
Zone d’accès à Condes : aire de mise à l’eau possible, parfois utilisée pour le canoë ou le paddle.
Pontons de pêcheurs répartis le long des berges : plateformes discrètes utilisées principalement pour la pêche, parfois accessibles aux petites embarcations.
À noter : Le lac de Coiselet ne dispose pas de port de plaisance développé au sens classique (avec services, carburant, etc.). Les installations sont simples, souvent municipales ou associatives, adaptées à une navigation douce et respectueuse de l’environnement.