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5 maquereaux par jour par pêcheur - La pêche de loisir encadrée face à la raréfaction du maquereau

La France s’apprête à instaurer un plafond de capture pour la pêche de loisir du maquereau, une mesure présentée comme un ajustement économique nécessaire dans un contexte de forte tension sur la ressource halieutique. L’annonce a été faite mi-février par la ministre de la Mer, Catherine Chabaud, alors que les professionnels du secteur subissent une réduction sans précédent de leurs quotas.

5 maquereaux par jour par pêcheur - La pêche de loisir encadrée face à la raréfaction du maquereau

Le dispositif envisagé prévoit une limite de cinq maquereaux par jour et par personne pour les pêcheurs amateurs. L’objectif affiché est double : éviter une concurrence indirecte avec les pêcheurs professionnels et renforcer la cohérence globale de la politique de gestion des stocks. Cette décision intervient alors que les quotas européens accordés à la pêche commerciale ont été sévèrement revus à la baisse pour l’année 2026, après de longues négociations entre États membres.

En décembre dernier, les pays de l’Union européenne se sont accordés sur une diminution de près de 70 % des captures autorisées de maquereau pour le premier semestre 2026. Cette contraction brutale de l’offre pèse lourdement sur l’équilibre économique des flottilles concernées, en particulier celles fortement dépendantes de cette espèce. Dans ce contexte, le maintien d’une pêche de loisir sans plafond était perçu comme une distorsion, tant sur le plan économique que symbolique.

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Pour accompagner cette nouvelle réglementation, une consultation publique doit être lancée avant la publication prochaine d’un arrêté ministériel. Le texte, déjà rédigé selon le ministère, vise à sécuriser juridiquement le dispositif tout en associant les parties prenantes. Depuis le 12 février, les pêcheurs amateurs sont par ailleurs tenus de déclarer leurs captures de certaines espèces sensibles via l’application RecFishing, développée par la Commission européenne. Le maquereau figure désormais parmi les espèces concernées par cette obligation déclarative.

La situation du maquereau de l’Atlantique illustre les effets économiques combinés du changement climatique et des désaccords internationaux. En se déplaçant progressivement vers les eaux plus septentrionales, l’espèce a fait l’objet d’une exploitation accrue dans des zones relevant de juridictions multiples. La France accuse notamment le Royaume-Uni, la Norvège, l’Islande et les îles Féroé de prélèvements excessifs, réalisés en dehors des recommandations scientifiques.

Face à la chute des quotas, la question d’un soutien financier aux pêcheurs a été évoquée. Le gouvernement a toutefois exclu toute indemnisation directe, privilégiant une redistribution ciblée des volumes disponibles. Environ 400 tonnes de maquereau doivent ainsi être allouées aux professionnels les plus dépendants, sur un quota national estimé à 2 400 tonnes. Une réponse limitée, mais présentée comme un compromis économique dans un contexte de ressource sous pression.

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