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Quotas sur le maquereau : désaccord persistant entre le ministère de la Mer et les représentants de la pêche de loisir

Une délégation de la Confédération Mer & Liberté (CM&L), organisation représentant notamment les pratiquants de la plaisance et de la pêche de loisir en mer, a été reçue récemment au ministère de la Mer à la demande de la ministre afin d’évoquer plusieurs sujets liés aux activités de pêche récréative. La réunion a porté en particulier sur la perspective d’instaurer un quota journalier de captures de maquereaux pour les pêcheurs de loisir.

Quotas sur le maquereau : désaccord persistant entre le ministère de la Mer et les représentants de la pêche de loisir

Selon les participants, les échanges se sont déroulés dans un climat jugé courtois mais marqué par des positions fermes de part et d’autre. Les représentants de la confédération ont rappelé les différentes contraintes qui, selon eux, affectent aujourd’hui les activités de plaisance et de pêche récréative. Parmi celles-ci figurent l’évolution des réglementations, l’extension de certaines zones protégées, les projets d’éolien en mer, ainsi que divers dispositifs administratifs et fiscaux liés à la navigation et à la pêche.

La question du maquereau a constitué le principal point de discussion. Le ministère travaille actuellement sur un projet d’arrêté prévoyant un quota de cinq maquereaux par pêcheur et par jour. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de difficultés rencontrées par une partie de la filière de la pêche professionnelle et vise, selon le ministère, à partager l’effort de gestion de la ressource.

De son côté, la Confédération Mer & Liberté indique être prête à accepter le principe d’un quota journalier, mais plaide pour un plafond fixé à dix poissons par personne et par jour. L’organisation estime qu’un tel niveau constituerait déjà une limitation des prélèvements tout en restant compatible avec la pratique courante de la pêche de loisir sur les littoraux français.

À l’issue de la rencontre, aucun compromis n’a été trouvé. Le ministère maintient pour l’instant l’hypothèse d’un quota fixé à cinq maquereaux, tandis que la confédération continue de défendre une limite plus élevée.

La ministre de la Mer a toutefois proposé d’engager un travail technique avec la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) afin d’examiner plus précisément les données disponibles sur les prélèvements et l’impact potentiel des différentes options de régulation. De nouvelles réunions pourraient être organisées dans les prochaines semaines.

La Confédération Mer & Liberté a pour sa part demandé à être associée à ces échanges techniques. L’organisation affirme vouloir participer aux discussions portant sur la gestion de la ressource halieutique et indique soutenir une approche reposant sur des données scientifiques, une répartition jugée équitable entre les différents usages et une acceptation des mesures par les usagers concernés.

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