16 Mars 2026
Une émission exceptionnelle de près de 40 minutes, juste pour vous, les Actunautes !!
Nautisme et plaisance - Tout au long de l’émission, Nicolas Cantenot insiste sur cette idée essentielle : un bateau de croisière ne doit pas seulement être beau ou performant, il doit être habitable au sens plein du terme. Et cela commence, selon lui, par la mer elle-même. Un bateau destiné à accueillir durablement ses propriétaires doit d’abord être un bateau qui navigue bien, qui inspire confiance, qui protège son équipage et qui reste confortable lorsque les conditions se dégradent. Marex, constructeur norvégien, puise son ADN dans cette culture de navigation exigeante. Les carènes, profondes et bien pensées, sont conçues pour affronter des mers variées, y compris des conditions soutenues. Le confort à bord ne commence donc pas une fois au mouillage, mais dès que le bateau quitte le port.
Pour illustrer son propos, l’émission s’appuie sur deux modèles emblématiques, présentés comme les deux extrêmes de la gamme : le Marex 310, d’un peu moins de dix mètres hors tout, et le Marex 390, d’un peu moins de douze mètres. L’intérêt de ce parallèle est immédiat : montrer que, chez Marex, la philosophie reste la même quelle que soit la taille du bateau. Ce qui change d’un modèle à l’autre, ce sont les volumes, l’ampleur des espaces et les capacités globales, mais non l’idée de fond. Sur le plus petit comme sur l’un des plus grands modèles, on doit pouvoir passer du temps à bord dans un vrai confort, sans avoir le sentiment d’être dans un bateau qui promet beaucoup mais oblige à composer sans cesse avec des compromis mal pensés.
Le Marex 310 sert d’exemple particulièrement parlant. Sur une unité de taille contenue, l’émission montre à quel point l’optimisation des volumes peut transformer l’expérience de bord. Dès la plateforme arrière, on comprend que chaque espace a été pensé pour un usage réel. Les grands coffres accueillent tout ce qui est humide, comme les pare-battages ou les amarres, afin de ne pas faire entrer le désordre dans les zones de vie. Cette plateforme n’est pas seulement un accès à la mer, elle devient un lieu où l’on s’assoit, où l’on prend un café, où l’on profite du mouillage. L’échelle de bain, simple mais profonde, répond elle aussi à une logique d’usage évident : remonter à bord facilement, sans effort inutile.
Dans le cockpit, la démonstration devient encore plus claire. Le carré peut s’ouvrir largement sur l’extérieur ou, au contraire, se refermer complètement grâce à un système de toiles latérales et de canopy extrêmement simple à mettre en œuvre. C’est un point majeur pour qui veut vivre à bord dans des régions ou des saisons variées. Le bateau peut ainsi devenir presque une pièce fermée, utilisable par tous les temps, sans complication. Le tout n’est pas spectaculaire au sens marketing du terme ; c’est simplement intelligent, robuste et pratique. La grande table permet d’asseoir plusieurs personnes dans un confort inattendu sur un bateau de cette taille, tout en conservant une circulation fluide. Là encore, la vraie différence se niche dans le détail : on peut passer facilement, même lorsque le couvert est mis.
L’émission insiste aussi sur un point crucial pour les croisières prolongées : la cuisine. Nicolas Cantenot montre qu’un bateau pensé pour vivre à bord doit offrir une vraie capacité d’avitaillement et de préparation des repas. Sur le Marex 310, on découvre ainsi un réfrigérateur de belle capacité, un compartiment pouvant servir de congélateur ou de réfrigérateur complémentaire, de vraies plaques de cuisson, un vrai four, un plan de travail utilisable et des rangements adaptés. Ce n’est pas un décor de cuisine ; c’est une cuisine conçue pour être employée. Les panneaux solaires, les batteries de service et la gestion de l’énergie participent à cette logique d’autonomie raisonnée. On comprend alors que vivre à bord, ce n’est pas seulement dormir à bord : c’est pouvoir cuisiner, stocker, conserver, se servir du bateau comme d’un lieu de vie.
La partie nuit confirme cette ambition. Malgré sa taille, le 310 offre deux vraies cabines, un couchage avant généreux, une mid-cabine habitable, des volumes de rangement conséquents et une salle d’eau bien pensée, avec une douche qui protège correctement l’espace. À cela s’ajoutent le chauffage, la possibilité de climatisation, la bonne ventilation naturelle et un niveau d’insonorisation soigné. Ce dernier point, souvent sous-estimé, est pourtant essentiel. Vivre à bord, c’est aussi pouvoir naviguer longtemps sans fatigue sonore, sans subir en permanence le moteur. Le confort n’est pas qu’une affaire de coussins ou de boiseries ; il tient aussi au silence et à la sérénité.
Le Marex 390 prolonge exactement cette philosophie, mais à l’échelle supérieure. On y retrouve les mêmes fondamentaux : cockpit transformable, grands coffres, circulation sécurisée, accès latéraux pratiques, porte de coupée, poste de pilotage bien pensé, cabines spacieuses, nombreux rangements, belle lumière, ventilation et finitions très soignées. Mais le 390 pousse encore plus loin la logique de l’autonomie et de la vie prolongée à bord. Les volumes de stockage, les capacités en eau, en carburant et en froid, les équipements de cuisine et les possibilités de cloisonnement des espaces traduisent une vraie réflexion sur l’usage familial, sur les séjours de plusieurs jours, sur la cohabitation à plusieurs générations. On n’est plus seulement dans le week-end amélioré : on entre clairement dans le territoire du bateau à habiter.
Au fil de cette émission, Nicolas Cantenot ne cherche jamais à réciter un argumentaire commercial. Au contraire, il montre, ouvre, manipule, explique des détails qui parlent immédiatement à ceux qui naviguent. Un coffre qui s’ouvre sans retirer les coussins, une table qui laisse le passage libre, une séparation qui protège un espace calme, une échelle mieux dessinée, un accès avant plus sûr, une vraie autonomie de croisière : autant de signes qui permettent de juger un bateau autrement. La conclusion est limpide : vivre vraiment à bord ne dépend pas seulement de la taille ni du prestige d’une marque, mais de la justesse de conception de chaque détail. À travers les Marex 310 et 390, cette émission de BateauScopie montre qu’un bateau réussi est d’abord un bateau pensé pour être utilisé, habité, partagé et aimé sur la durée.