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Troisième faillite en 3 ans pour les voiliers Archambault (86)

Troisième faillite en 3 ans pour les voiliers Archambault (86)

Le chantier poitevin Archambault Yachts, constructeur de voiliers de course-croisière bien connus, tels le A35 et le A31, a déposé son bilan le 3 février 2015, 10 mois à peine après sa dernière reprise ! 

Mauvaise nouvelle en provenance de Dangé Saint Romain, dans la Vienne.

Le chantier de construction de voiliers de plaisance Archambault Yachts a en effet été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Poitiers, une procédure que le chantier connaît bien, pour l'avoir déjà subie en août 2012 puis en février 2014 !

A chaque fois, un plan de cession était intervenu, à l'occasion duquel les effectifs avaient été comprimés, mais à chaque fois, il semble que la potion n'ait pas fonctionné.

En novembre 2012, le groupe avait été repris une première fois par Gilles Caminade, un professionnel du BTP, propriétaire d'un voilier de la marque, un A35, qui avait décidé de restructurer la distribution pour favoriser des ventes directes, et s'était attelé à la fin de la mise au point du A27, et au développement d'un 45 pieds, le A13, après l'échec du M34 vendu à perte à l'organisation du Tour de France à la Voile.(voir notre vidéo). Pour réussir cette reprise, il s'était appuyé sur le management de la société, à savoir Emmanuel et Jean-Jacques Archambault, fils du fondateur du chantier. La société bénéficait d'un capital de 300 000 euros et se dénommait Archambault Boats.

Une stratégie qui n'aura pas suffi pour éviter un nouveau naufrage deux ans plus tard, survenu le 6 février 2014. Le repreneur d'alors, Thomas Duhen, issus du pétrolier offshore et passionné de nautisme, met 20 000 euros de capital, éponge les dettes et rebaptise la société Archambault Yachts. Son objectif est de terminer le A13, plus gros voilier de course-croisière construit par le chantier depuis le A45, et de serrer les boulons : 10 des 18 salariés de l'entreprise sont conservés.

Las, confronté à la crise et à la concurrence de chantiers aux offres plus en adéquation avec les attentes du marché, notamment de chantiers tels Sructures (voiliers Pogo), RM Yachts et JPK, Archambault Yachts ne sera pas parvenu à sortir la tête de l'eau et n'aura tenu qu'une petite année.

Malgré nos différents appels, nous ne sommes pas parvenus à contacter Thomas Duhen, injoignable pour l'instant.

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