Pêche en Kayak - le moteur électrique, ça change tout !
18 Février 2026
Rédigé par ActuNautique Magazine
Dans cette nouvelle émission de BateauScopie, tournée au Paris Nautic Show, ActuNautique s’intéresse à une évolution marquante de la pêche sportive : le kayak équipé d’une motorisation électrique. Installée sur le stand commun Torqeedo Yamaha, l’équipe présente une unité Galaxy Kayak dotée d’un moteur électrique Torqeedo en configuration pod, et met en lumière les atouts concrets de cette solution hybride, capable de naviguer aussi bien à la pagaie qu’à l’électricité.
L’émission débute sur une note pratique : une capture réalisée à bord de ce kayak, démontrant que la propulsion électrique ne retire rien à l’efficacité halieutique. Au contraire, elle peut constituer un véritable avantage stratégique. Pour décrypter l’installation, Kevin Basso, responsable technique régional chez Yamaha Marine France, détaille les caractéristiques du système.
Le moteur présenté a été spécifiquement conçu pour les kayaks de pêche. Il s’intègre facilement grâce à un support standard à quatre points de fixation, déjà prévu sur de nombreux modèles du marché. Cette compatibilité permet une adaptation simple sur différentes marques, dont Galaxy Kayak ou Hobie, sans modification structurelle lourde.
La configuration exposée repose sur un ensemble de 1 100 watts, tant pour la batterie que pour le moteur. En termes d’équivalence, cela correspond à un petit moteur thermique de trois chevaux. Sur un kayak, un tel niveau de puissance change sensiblement la donne. Il offre un couple confortable, capable de déplacer l’embarcation avec assurance, même chargée d’équipements, d’un sondeur électronique ou d’une glacière bien remplie.
Fidèle à l’architecture Torqeedo, le moteur adopte une conception en pod. L’énergie est transmise directement à l’hélice, sans renvoi d’angle mécanique, ce qui limite les pertes et améliore le rendement global. Cette simplicité technique participe à la fiabilité du dispositif et à son efficacité énergétique.
La direction est assurée par un système de câbles remplaçant le gouvernail traditionnel. Une poignée située à l’avant du kayak permet de piloter l’embarcation avec précision. L’accélération peut être commandée à la main ou au pied, selon la configuration choisie. Cette possibilité d’action au pied constitue un atout notable pour les pêcheurs souhaitant conserver les mains libres lors des phases actives, notamment en lancer-ramener.
Deux commandes complémentaires permettent d’ajuster le trim et de relever le moteur pour évoluer en eau peu profonde. L’ensemble du dispositif a été pensé pour rester simple, fonctionnel et rapidement maîtrisable, même pour un utilisateur novice.
Côté performances, l’autonomie annoncée se situe entre trois et quatre heures dans le cadre d’une session de pêche classique, alternant navigation et repositionnement discret sur les postes. En eau intérieure, la vitesse maximale atteint environ 10 à 12 km/h, une allure déjà significative pour ce type d’embarcation. Cette capacité de déplacement permet de couvrir davantage de zones en un temps réduit, tout en conservant la discrétion propre au kayak.
La batterie Ultralight, d’un poids compris entre neuf et dix kilos, se distingue par son format spécifique. Contrairement aux batteries de la gamme Travel, elle n’est pas clipsée directement sur le moteur. Cette configuration facilite son transport et sa recharge à domicile, un point apprécié des pêcheurs mobiles.
L’émission souligne également le contexte international de cette pratique. Aux États-Unis, le kayak électrique pour la pêche connaît un développement soutenu depuis plusieurs années. En France, la tendance s’installe progressivement. On observe une multiplication des configurations intégrant moteur électrique Torqeedo, batteries embarquées et équipements électroniques, notamment en eau douce.
Au-delà des chiffres et des spécifications techniques, cette édition de BateauScopie met en avant un changement d’approche. Le kayak électrique combine mobilité, stabilité et accès à des zones difficiles pour les embarcations traditionnelles. Il permet d’explorer discrètement des postes éloignés, de se repositionner avec précision et de prolonger les sessions sans dépendre uniquement de l’effort physique.
Le message final se veut simple : l’expérience mérite d’être tentée. Pour les pêcheurs curieux ou déjà convaincus par la propulsion électrique, cette solution ouvre de nouvelles perspectives, sans renoncer à l’esprit nature et à la proximité avec l’environnement qui font le charme du kayak.