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Le Parc national de Port-Cros encadre jusqu'au 1er juin, les usages nautiques pour protéger le cormoran de Desmarest

Le Parc national de Port-Cros a récemment mis en place des mesures temporaires visant à protéger la reproduction du cormoran de Desmarest, une espèce rare et particulièrement sensible aux perturbations humaines. Cette réglementation, en vigueur jusqu’au 1er juin 2026, concerne deux zones spécifiques situées autour des îles de Port-Cros et de Porquerolles, très fréquentées par les plaisanciers.

Cormoran de Desmarest - Photo © Parc National des Calanques

Cormoran de Desmarest - Photo © Parc National des Calanques

Le Parc national de Port-Cros encadre jusqu'au 1er juin, les usages nautiques pour protéger le cormoran de Desmarest

Créé en 1963, le Parc national de Port-Cros est l’un des premiers parcs nationaux marins d’Europe. Il couvre à la fois des espaces terrestres et maritimes, avec pour mission principale la protection de la biodiversité méditerranéenne. Au fil des décennies, le parc est devenu un laboratoire de gestion des usages en mer, conciliant préservation des écosystèmes et activités humaines, notamment la plaisance, la plongée et la pêche. Sa position stratégique, au large du littoral varois, en fait également un site particulièrement exposé à la fréquentation nautique.

Les mesures adoptées concernent deux secteurs identifiés comme zones de nidification du cormoran de Desmarest.

Autour de l’îlot de la Gabinière, sur l’île de Port-Cros, la navigation, le mouillage et l’arrêt des navires sont interdits dans une bande de 200 mètres à partir de la côte est. À Porquerolles, une zone circulaire de 50 mètres de rayon à l’est du Cap des Mèdes est également concernée par ces restrictions.

Ces périmètres ont été définis afin de limiter les dérangements à proximité immédiate des nids, notamment en période de reproduction, particulièrement sensible pour cette espèce.

Le cormoran de Desmarest est un oiseau marin endémique du bassin méditerranéen. Contrairement à d’autres espèces plus communes, il niche principalement sur des falaises rocheuses et dépend de conditions de tranquillité strictes pour mener à bien sa reproduction.

 

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Les passages répétés de bateaux, les nuisances sonores ou encore les mouillages à proximité peuvent provoquer l’abandon des nids ou compromettre le développement des oisillons. Dans ce contexte, la régulation des activités nautiques apparaît comme un levier essentiel pour assurer la pérennité de l’espèce.

Ces mesures ont été mises en place en concertation avec les professionnels du nautisme et les usagers de la mer. Cette approche collaborative vise à favoriser l’acceptation de la réglementation tout en tenant compte des réalités du terrain.

Le dispositif pourra être ajusté en fonction de l’évolution de la situation. Si les oisillons quittent les nids avant la date prévue, les restrictions pourraient être levées de manière anticipée.

L’application de ces règles sera assurée par les unités de l’action de l’État en mer, sous l’autorité du préfet maritime de la Méditerranée, ainsi que par les agents du parc national. Des patrouilles seront mobilisées pour informer les usagers et veiller au respect des zones interdites.

Cette surveillance s’inscrit dans un cadre plus large de gestion des usages en mer, visant à limiter les impacts des activités humaines sur les écosystèmes sensibles.

La mise en place de ces restrictions illustre les enjeux actuels liés à la cohabitation entre activités nautiques et préservation de la biodiversité. Dans des zones très fréquentées comme celles de Port-Cros et Porquerolles, cet équilibre nécessite des ajustements réguliers et des mesures ciblées.

Pour les plaisanciers, ces réglementations impliquent une adaptation des itinéraires et des zones de mouillage. Elles participent néanmoins à la préservation d’un environnement marin dont dépend également l’attractivité de ces territoires.

Au-delà des interdictions, ces dispositifs s’accompagnent d’un travail de sensibilisation auprès du public. Informer les navigateurs sur la présence d’espèces protégées et sur les bonnes pratiques en mer constitue un enjeu clé pour limiter les impacts à long terme.

Limitée dans le temps, cette réglementation vise à répondre à une période critique pour la reproduction du cormoran de Desmarest. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale de protection de la biodiversité marine, adaptée aux cycles biologiques des espèces.

Le Parc national de Port-Cros encadre jusqu'au 1er juin, les usages nautiques pour protéger le cormoran de Desmarest

Le cormoran de Desmarest est un oiseau marin endémique du bassin méditerranéen. Contrairement à d’autres espèces plus communes, il niche principalement sur des falaises rocheuses et dépend de conditions de tranquillité strictes pour mener à bien sa reproduction.

Les passages répétés de bateaux, les nuisances sonores ou encore les mouillages à proximité peuvent provoquer l’abandon des nids ou compromettre le développement des oisillons. Dans ce contexte, la régulation des activités nautiques apparaît comme un levier essentiel pour assurer la pérennité de l’espèce.

Ces mesures ont été mises en place en concertation avec les professionnels du nautisme et les usagers de la mer. Cette approche collaborative vise à favoriser l’acceptation de la réglementation tout en tenant compte des réalités du terrain.

Le dispositif pourra être ajusté en fonction de l’évolution de la situation. Si les oisillons quittent les nids avant la date prévue, les restrictions pourraient être levées de manière anticipée.

L’application de ces règles sera assurée par les unités de l’action de l’État en mer, sous l’autorité du préfet maritime de la Méditerranée, ainsi que par les agents du parc national. Des patrouilles seront mobilisées pour informer les usagers et veiller au respect des zones interdites.

Cette surveillance s’inscrit dans un cadre plus large de gestion des usages en mer, visant à limiter les impacts des activités humaines sur les écosystèmes sensibles.

La mise en place de ces restrictions illustre les enjeux actuels liés à la cohabitation entre activités nautiques et préservation de la biodiversité. Dans des zones très fréquentées comme celles de Port-Cros et Porquerolles, cet équilibre nécessite des ajustements réguliers et des mesures ciblées.

Pour les plaisanciers, ces réglementations impliquent une adaptation des itinéraires et des zones de mouillage. Elles participent néanmoins à la préservation d’un environnement marin dont dépend également l’attractivité de ces territoires.

Au-delà des interdictions, ces dispositifs s’accompagnent d’un travail de sensibilisation auprès du public. Informer les navigateurs sur la présence d’espèces protégées et sur les bonnes pratiques en mer constitue un enjeu clé pour limiter les impacts à long terme.

Limitée dans le temps, cette réglementation vise à répondre à une période critique pour la reproduction du cormoran de Desmarest. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale de protection de la biodiversité marine, adaptée aux cycles biologiques des espèces.

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