31 Mars 2016
Tous les 2 ans, depuis 1992, les plus grands marins s’y sont engagés et ont fait d’elle un passage obligé de la course au large.
Mais à côté des cadors chercheurs d’or, amateurs éclairés et néo-figaristes y trouvent aussi une formule idéale. Traverser l’océan en compagnie d’un co-skipper qui vous suppléera 12 heures à la barre et à la moindre défaillance, compter sur une paire de bras et un cerveau supplémentaires pour manoeuvrer et échafauder une stratégie, est un exercice plus rassurant et plus abordable que celui du solitaire.
De même, la Transat AG2R a souvent été une rampe de lancement pour les équipages ultra-marins, une occasion pour les Antillais de mettre un pied dans un circuit dont le cœur bat en métropole.
Cette 13e édition ne déroge pas à ces grands fondamentaux. Les 30 marins (15 équipages) présents aujourd’hui à Concarneau forment un melting pot d’hommes et de femmes (elles sont deux cette année) aux profils et aux parcours bigarrés. Il y a la poignée de favoris, issus de l’élite du circuit Figaro ; un équipage britannique de l’Artemis Offshore Academy ; deux tandems mixtes ; trois duos caribéens formés à l’école de Guadeloupe Grand Large et pas moins de 15 « bizuths » dont 9 n’ont jamais traversé l’Atlantique.
34 ans : la moyenne d’âge de cette 13e édition
Mais le signe distinctif de cette édition 2016 est l’arrivée d’une nouvelle génération de coureurs. Les Desjoyeaux, Le Cam ou Jourdain, présents dès les origines et qui figuraient encore sur la ligne de départ il y a deux ans, voguent désormais vers d’autres objectifs. Ils ont fait place nette pour une brochette de trentenaires représentant l’avenir de la course au large : les Hardy, Macaire, Loison, Lunven, Dalin, Richomme, Brasseur, et les plus jeunes Simon, Le Turquais, Matson ou Elsey sont prêts à marcher sur les traces de lroeurs ainés. En 2014, avec Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet, c’est un tandem représentant cette génération-là qui l’avait emporté à Saint-Barth.
Chacun son rêve, chacun ses ambitions
Les 15 équipages qui s’élanceront de Concarneau le 3 avril prochain vont tous vivre, pendant trois semaines, une expérience à la mesure de leurs objectifs.
Ceux qui visent la gagne (Cercle Vert, Bretagne –CMB Performance, Agir Recouvrement, Gedimat, Generali, Skipper Macif, entre autres) savent que cette course est d’une exigence folle, qu’elle demande un engagement extrême sur la durée, que son issue repose parfois sur un seul grand choix stratégique entre la route directe et la route sud. Dans cette catégorie-là, naviguer en double n’est pas qu’une histoire de partage ou de confort, c’est un moyen de pousser plus loin les bateaux.
Pour ceux qui débutent dans le circuit Figaro, La Transat AG2R LA MONDIALE est un rêve accessible. C’est celui, par exemple, des très jeunes équipages guadeloupéens Kéni Piperol (19 ans)/Benjamin Augereau (25 ans) et Arthur Bouwyn (23 ans)/Aliénor Fleury (20 ans). Pour eux, la course est un tremplin idéal, l’occasion idéale de rentrer « à la maison » auréolés d’une expérience conquise aux côtés des meilleurs figaristes du moment.