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Nicolas Troussel avec Jean Le Cam sur la Transat Jacques Vabre 2019

Cette année, pendant la construction du bateau à bord duquel il disputera fin 2020 son premier tour du monde en solitaire, Nicolas Troussel va naviguer, naviguer et encore naviguer. 

Nicolas Troussel avec Jean Le Cam sur la Transat Jacques Vabre 2019
Nicolas Troussel avec Jean Le Cam sur la Transat Jacques Vabre 2019
Nicolas Troussel avec Jean Le Cam sur la Transat Jacques Vabre 2019

Pour se nourrir au maximum de la culture du Vendée Globe et se frotter aux concurrents d’une classe Imoca en plein boom, le skipper a fait appel à Jean Le Cam. Les deux marins, qui n’ont encore jamais navigué ensemble, prendront le départ de la Transat Jacques Vabre le 27 octobre prochain (Le Havre – Brésil), à bord de Hubert, le bateau de Jean Le Cam, sous les couleurs de Corum L’Epargne.

« J’ai un immense respect pour Jean, qui est un grand marin » confie Nicolas Troussel, qui appartient à la génération de skippers ayant emprunté dans les années 2000 la voie ouverte un peu plus tôt par les Le Cam, Desjoyeaux ou Jourdain. 

« Le choix de disputer la Transat Jacques-Vabre entre pleinement dans ma stratégie de préparation pour le Vendée Globe. En 2020, je vais être amené à aller dans les régions les plus isolées du monde et que je ne connais pas. Je vais écouter avec beaucoup d’attention les récits de Jean et emmagasiner un maximum de son savoir. »

Avec cinq tours du monde, dont une deuxième place sur le Vendée Globe 2004-2005, puis une victoire en double sur la Barcelona World Race, trois victoires sur la Solitaire du Figaro et quatre Transat Jacque-Vabre, Jean Le Cam bénéficie d’une expérience rare, débutée aux côtés d’Eric Tabarly, puis façonnée au rythme de l’évolution technologique des voiliers depuis 25 ans. 

Sur le dernier Vendée Globe, à bord d’un monocoque de presque 10 ans et avec un budget de fonctionnement loin de celui des grandes écuries, le skipper avait réussi à boucler le parcours en sixième position, après 80 jours de mer. 

Il était alors arrivé moins de 3 heures après Yann Eliès, en cinquième place, et 5 heures seulement après le quatrième Jean-Pierre Dick. 

« Moi, je ne lui donnerai rien comme ça mais Nicolas prendra ce qu’il veut » s’amuse Jean. « C’est vrai que j’ai une certaine expérience des choses de la vie sur ces bateaux qui lui seront utiles je l’espère pour son tour du monde » poursuit-il. « Nicolas a une particularité que j’ai toujours trouvé géniale. Quand il prend une option en mer, il n’y va pas à moitié. Moi j’aime ça, ça dénote un caractère fort et pour faire le Vendée Globe, il faut avoir du caractère. »

La Transat Jacques-Vabre est un classique des courses en double. Née en 1993, la « route du café » est organisée tous les deux ans, à l’automne, et alterne dans le calendrier des skippers avec les années de Route du Rhum et de Vendée Globe. 

Les équipages s’élancent du Havre, vers une destination qui a évolué au fil des années, d’abord Carthagène, en Colombie, puis Salvador de Bahia, au Brésil, Puerto Limon (Costa Rica), Itajaí (Brésil), pour revenir à Salvador de Bahia lors de la dernière édition, en 2017. 

« C’est une transat parfaite pour préparer le Vendée Globe car elle se termine dans l’Hémisphère Sud » affirme Jean Le Cam. « On franchit l’équateur et on traverse toutes les transitions météorologiques qui vont avec, exactement comme sur la première partie d’un tour du monde car on passe même souvent assez proches des côtes brésiliennes, sur la route du Grand Sud et du Cap de Bonne Espérance. »

Pour Frédéric Puzin, président de Corum L’Épargne, cette transatlantique représente un premier jalon significatif dans le cycle des quatre années de sponsoring : « Nous abordons cette Transat Jacques Vabre avec beaucoup d’humilité et la conviction que c’est un très bon choix pour le projet comme pour la marque Corum L’Épargne qui sera exposée au grand public sur une étape forte un an avant le Vendée Globe. Sportivement, la compétition est la meilleure préparation possible pour Nicolas et la transmission d’expérience avec un marin de la richesse de Jean Le Cam est un bel atout. »

Ces quatre prochains mois, Jean Le Cam réalisera un tour d’Europe avec ses partenaires. Un périple de Gênes à Saint-Pétersbourg, qui permettra à Nicolas de s’entraîner à bord d’Hubert (plan Farr de 2007, ex-Foncia, Mapfre, Maître CoQ, MARE, Cheminées Poujoulat).

« Avant que le bateau de Jean ne soit dédié à 100 % à la Transat Jacques Vabre avec Corum L’Épargne début septembre, nous allons partager quelques convoyages avec Jean à commencer cette semaine par une navigation entre Port-La-Forêt (baie de Concarneau) et Gênes, une dizaine de jours ensemble, très intéressants à tous points de vue. » 

A la rentrée 2019, les deux skippers disputeront le Défi Azimut à Lorient (18-22 septembre), leur première course officielle. Ils y affronteront leurs futurs concurrents de la Transat Jacques Vabre, à un mois du départ du Havre, le 27 octobre.

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